mardi 31 juillet 2012

Suites au week end "facho" d'Auchel (62) Le maire écrit au ministre de l'Intérieur pour demander la dissolution de la Maison de l'Artois


Au lendemain d'un week-end qui a mis ses nerfs à rude épreuve, le maire d'Auchel Richard Jarrett a décidé d'interpeller le ministre de l'Intérieur Manuel Valls pour demander la dissolution de la Maison de l'Artois. La structure, qui a accueilli samedi et dimanche le désormais tristement célèbre « week-end du Trident », ferait désormais peser une menace sur sa ville et ne répondrait pas aux objectifs qu'elle s'était fixée lors de sa déclaration en préfecture. L'occasion aussi pour lui de montrer à ses détracteurs qu'il sait prendre ses responsabilités.

En réponse aux diverses sollicitations médiatiques qui ont accompagné le rassemblement néonazi du week-end, Richard Jarrett s'est borné à l'emploi d'un seul et même argument : s'il n'est pas intervenu pour déloger les gros bras tatoués qui s'étaient donné rendez-vous rue Raoul-Briquet, c'est parce qu'« aucun trouble manifeste à l'ordre public n'a été constaté ».

Il semble toutefois que ce raout nauséabond - et l'émoi qu'il a suscité parmi une partie de la population - a été la goutte d'eau qui a fait déborder la vase. L'édile, qui jusqu'ici avait choisi de ne pas souffler sur les braises « pour éviter toute publicité en faveur d'un mouvement marginal », a enclenché la vitesse supérieure. Hier matin, pressé par son premier adjoint Philibert Berrier, Richard Jarrett a rédigé un courrier à l'attention du ministre de l'Intérieur Manuel Valls pour lui demander de prendre les mesures nécessaires à la dissolution de la Maison de l'Artois. « Nous avons toujours refusé de jeter de l'huile sur le feu face à cette entité que nous condamnons, rappelle le maire. Dès son installation, nous avions demandé à l'opposition municipale de droite comme de gauche d'arrêter ce jeu-là pour éviter de lui donner de l'importance.

Dans le même esprit, nous avons volontairement joué la carte de la discrétion pour éviter d'attiser les tensions entre extrême droite et extrême gauche ce week-end. Mais cette fois, c'est allé trop loin... Il faut désormais que l'État nous vienne en aide pour faire fermer cette Maison de l'Artois. »

« La population que j'ai croisée est choquée, confirme Philibert Berrier. Un Auchellois qui portait un T-shirt de Manu Chao s'est fait courser dans le bois de Saint-Pierre, un masque d'Hitler a été exhibé. Sans compter la voiture des journalistes de France 3 qui a été endommagée... Je veux bien être tolérant, mais il y a des limites ! » Considérant que le rassemblement bonehead du week-end n'a plus rien à voir avec les statuts et objectifs déposés en préfecture par les représentants de la Maison de l'Artois (jardinage et promotion de l'identité de la région...), les élus auchellois ont donc décidé d'interpeller le ministre. Qui devra se prononcer sur la légalité de l'association avant de décider éventuellement sa dissolution. Charge ensuite au préfet de la faire appliquer. « Ma volonté est de faire disparaître cette structure du paysage de notre ville », conclut Richard Jarrett. 



 Photo des "fachos" en action
pathétique ...

Une affiche pour des poulets met en émoi les policiers


Le syndicat Unité SGP-Police a adressé vendredi un courrier au préfet des Pyrénées-Atlantiques lui demandant de retirer les affiches de la campagne publicitaire d'un groupe volailler qui proclame que "depuis 1958 un bon poulet est un poulet libre", a indiqué samedi le syndicat.

L'affiche, qui fait partie d'une campagne nationale, met en scène un policier en uniforme portant un képi conduisant un tracteur équipé d'un gyrophare avec pour légende: "Depuis 1958, un bon poulet est un poulet libre". Au-dessus du fonctionnaire, il est inscrit "Poulet fermier-L'authentique".

"Nous avons le sentiment que Loué se fait de l'argent sur notre dos, à un moment où notre profession n'a pas toujours la tâche facile", a expliqué à une correspondante de l'AFP, Frédéric Chauvin, chargé de communication du syndicat pour les Pyrénées-Atlantiques.

"Nous avons un certain sens de l'humour mais ce qui nous gène, c'est que la société Loué a déjà tourné en dérision notre profession dans une de ses pub", a ajouté le syndicaliste basé dans les Pyrénées-Atlantiques.

Quoi qu’il en dise cela prouve le peu d’humour de nos perdreaux (on n’a pas dit poulet …) qui tous les jours se prennent pour des justiciers défendant la veuve et l’orphelin alors qu’ils ne sont que la matraque de cette société capitaliste et bourgeoise. En tout cas nous cela nous fait bien rire … mouhahahaha !!!


RAPPEL : Appel à la solidarité pour notre ami Daniel (SDF) de Liévin à qui on a retiré son chien


Nous vous avions déjà parlé de Daniel ce sans domicile fixe de 61 ans vivant paisiblement avec ses deux chiens à Liévin (Pas-de-Calais) (ici et ). Pourtant sans histoire et apprécié du voisinage, le pauvre homme s’est vu confisquer ses deux compagnons par la fourrière de la commune alors qu’il s’était brièvement absenté de son abri de fortune.

Ses chiens n’ont jamais été un danger pour quiconque, et ils sont la seule famille de Daniel. Oui mais voila, ils ne sont ni pucés ni vaccinés, et les agents de la fourrière n’ont pas l’habitude de faire dans la demi-mesure.

Après de nombreuses démarches auprès de la fourrière, Daniel, soutenu par Viviane sa voisine, est parvenue à récupérer Black, l’un de ses deux chiens. Mais pas Rex le Berger allemand, jugé trop agressif. Après de nombreux courriers adressés par les amoureux des animaux à la mairie de la ville de Liévin, le maire s’est exprimé publiquement sur le cas de Daniel et de son chien Rex Il nous apprend que Rex a subi deux tests comportementaux par deux vétérinaires différents dont les conclusions sont identiques : « Ce chien est, semble-t-il, potentiellement dangereux et mordeur. »

Mais grâce au travail acharné de passionnés de la protection animale, Daniel peut revoir son chien et partager de bons moments avec lui. Mieux, Nathalie Hélin, comportementaliste animalier à Villeneuve d’Ascq, fait tout son possible pour que Rex puisse retrouver son maître.


 

Daniel et son chien Rex derrière les grilles


Pour cela, il leur faut trouver un logement d’urgence pour Daniel sur la ville de Liévin, avec un petit jardin pour ses chiens, et un loyer n’excédant pas 300 euros. Autres problèmes, quand il aura son logement, il aura besoin d'argent afin de payer ses factures, pour se nourrir surtout au début, pour les ouvertures de compteurs, achat de meubles même si beaucoup seront récupérés à droite à gauche ou tous simplement consolider le grillage du jardin si besoin.

C’est pour cela que le groupe de Bethune-Arras de la Fédération Anarchiste en appelle à la solidarité afin que Daniel puisse vivre enfin heureux avec ses chiens. Afin de l’aider vous pouvez envoyer vos dons sur le compte Paypal suivant :







Il va de soi que l’intégralité des sommes perçus iront à Daniel et que nous vous tiendrons au courant de la suite dès cette triste histoire et que vous aurez bien entendu un détail de ce qui aura été fait avec l'argent.

Nous pensons que seule la solidarité peut venir à bout des injustices que la société fait subir au plus faible d’entre nous

Merci pour lui

Le groupe de Bethune-Arras de la Fédération Anarchiste
bethune@federation-anarchiste.org


Congés de reclassement : Renault condamné aux Prud'hommes


L'affaire pourrait faire jurisprudence. Le tribunal des Prud'hommes du Havre a condamné Renault à verser des indemnités à 91 anciens salariés de Sandouville. Partis en 2008 lors d'un plan de départs volontaires, ils avaient fait les frais de la réforme des retraites de 2010.

Ils sont 91 anciens salariés de l'usine Renault de Sandouville à avoir obtenu la condamnation de leur ancien employeur, aujourd'hui au Havre. Le tribunal des Prud'hommes a condamné l'entreprise à verser à chacun de ces 91 ouvriers 20.000 euros, pour non-respect des dispositions sur les congés de reclassement.

Ces salariés avaient quitté l'usine en 2008, dans le cadre d'un plan de départs volontaires. Eligibles au dispositif "carrières longues", ils espéraient pouvoir partir à la retraite après la période d'indemnisation consécutive à leur départ. Mais avec le report de l'âge légal de départ de 60 à 62 ans, ils ont dû patienter plusieurs mois, sans revenus, et été obligés pour certains de rechercher du travail. Les Prud'hommes ont reconnu un préjudice moral.



Billet d'humeur du mardi 31 juillet 2012 (Ramadan : 4 moniteurs suspendus par la mairie communiste de Gennevilliers)


En ce mardi 31 juillet 2012, quoi de neuf en ce monde ??? Quatre moniteurs de colonie de vacances ont été suspendus par la mairie PCF de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) pour avoir observé le jeûne du ramadan, leur employeur invoquant un danger pour la sécurité des enfants.

"C'est l'incompréhension et la révolte" chez ces quatre animateurs de colonie de vacances, explique leur avocat. Les quatre hommes ont décidé "de saisir le juge compétent pour faire valoir leurs droits", ajoute Maître Mohand Yanat.

Employés en CDD par la mairie de Gennevilliers (Hauts-de-Seine), ces quatre moniteurs de colonie de vacances ont été suspendus pour avoir observé le jeûne du ramadan, lors d'un séjour sportif à Port-d'Albret, dans les Landes, qui a débuté le 5 juillet.

"On a reçu la visite du responsable des centres de vacances. Il est venu voir si tout se déroulait correctement avec les enfants, et c'était le cas, puis il est venu déjeuner avec nous. Il s'est mis à ma table, et a remarqué qu'à l'heure du déjeuner je ne mangeais pas et Moussa non plus", explique Nassim, un des animateurs.




"Ce défaut d'alimentation et d'hydratation pouvait conduire ces agents à ne plus être en pleine possession des moyens requis pour assurer le bon déroulement et la sécurité des activités du séjour, ainsi que la sécurité physique des enfants dont ils avaient la charge", explique la mairie PCF, citant un précédent cas où une jeune animatrice jeûnant avait eu un accident alors qu'elle conduisait un véhicule avec des enfants. 

"C'est pourquoi la ville (...) qui a la pleine responsabilité de la bonne conduite des séjours a mis fin à leurs missions, sans préjudice financier", poursuit la municipalité, selon une information révélée dans un premier temps par le BondyBlog. Tout va bien au pays de la discrimination non ????

Voila encore un jour en ce beau monde…. Allez allez circulez il y a rien à voir.

NB : Nous tenons toutefois à préciser que nous ne prenons pas la défense de telle ou telle religions, car cela reste un appareil de domination et de servitudes qui masquent la nécessaire lutte des classes. Toutefois nous n’accepterons jamais qu’un courant religieux soit instrumentalisé par le pouvoir de l’état ou autres pour diviser la population. Car ce phénomène ressemble trop à ce que nous avons déjà connu avec le judaïsme lors de l’avènement du 3eme Reich. Mais de la même manière nous n’accepterons jamais qu’une religion prenne le pouvoir ou soit liberticide.


lundi 30 juillet 2012

Londres : Manifestation anti-olympique


A Londres, les JO ne font pas l'unanimité. Des centaines de personnes ont ainsi manifesté contre les Jeux olympiques dans les rues de Londres, samedi 28 juillet 2012.

Les anti-JO dénoncent, entre autres, le poids croissant des multinationales au détriment de l'esprit des Jeux. Ce réseau est entré en action à l'automne dernier, soutenu par une mosaïque d'une cinquantaine d'organisations, des groupements d'habitants opposés à l'installation de missiles sur leur toit pendant les Jeux au mouvement anticapitaliste Occupy London, qui a campé A Londres, les JO pendant quatre mois cet hiver sur le parvis de la cathédrale St-Paul.

En ligne de mire, la "mainmise" des sponsors, qui se servent des JO pour "redorer leur blason", la "surveillance policière" massive, les files réservées aux VIP dans les rues de Londres, l'encouragement du nationalisme pourtant "contraire au supposé esprit olympique" ou encore "les milliards dépensés, le plus souvent pour des installations temporaires", en ces temps d'austérité.
 
 

Des manifestants anti-nucléaire encerclent le Parlement japonais


A Tokyo, quelque 10.000 manifestants se sont rassemblés devant le parlement japonais, avant de former une chaîne humaine autour du bâtiment. Les manifestations contre le nucléaire sont de plus en plus nombreuses au Japon depuis la catastrophe de Fukushima.
 
Une dizaine de milliers de personnes ont manifesté, dimanche, à Tokyo. Ils protestent contre le nucléaire, et en particulier contre la remise en service, récemment, de deux réacteurs de la centrale d'Ohi, dans l'ouest du pays.

Ces manifestants ont fini par former une chaîne humaine encerclant le parlement japonais. "Non au nucléaire, non au redémarrage" pouvait-on lire sur les pancartes.

Plus d'un an après la catastrophe nucléaire de Fukushima en mars 2011, on assiste à de plus en plus de manifestations anti-nucléaire au Japon. La plus importante remonte au 16 juillet dernier : 200.000 personnes s'étaient alors réunies dans un parc de Tokyo.
 
 

RAPPEL : Appel à la solidarité pour notre ami Daniel (SDF) de Liévin à qui on a retiré son chien


Nous vous avions déjà parlé de Daniel ce sans domicile fixe de 61 ans vivant paisiblement avec ses deux chiens à Liévin (Pas-de-Calais) (ici et ). Pourtant sans histoire et apprécié du voisinage, le pauvre homme s’est vu confisquer ses deux compagnons par la fourrière de la commune alors qu’il s’était brièvement absenté de son abri de fortune.

Ses chiens n’ont jamais été un danger pour quiconque, et ils sont la seule famille de Daniel. Oui mais voila, ils ne sont ni pucés ni vaccinés, et les agents de la fourrière n’ont pas l’habitude de faire dans la demi-mesure.

Après de nombreuses démarches auprès de la fourrière, Daniel, soutenu par Viviane sa voisine, est parvenue à récupérer Black, l’un de ses deux chiens. Mais pas Rex le Berger allemand, jugé trop agressif. Après de nombreux courriers adressés par les amoureux des animaux à la mairie de la ville de Liévin, le maire s’est exprimé publiquement sur le cas de Daniel et de son chien Rex Il nous apprend que Rex a subi deux tests comportementaux par deux vétérinaires différents dont les conclusions sont identiques : « Ce chien est, semble-t-il, potentiellement dangereux et mordeur. »

Mais grâce au travail acharné de passionnés de la protection animale, Daniel peut revoir son chien et partager de bons moments avec lui. Mieux, Nathalie Hélin, comportementaliste animalier à Villeneuve d’Ascq, fait tout son possible pour que Rex puisse retrouver son maître.


 

Daniel et son chien Rex derrière les grilles


Pour cela, il leur faut trouver un logement d’urgence pour Daniel sur la ville de Liévin, avec un petit jardin pour ses chiens, et un loyer n’excédant pas 300 euros. Autres problèmes, quand il aura son logement, il aura besoin d'argent afin de payer ses factures, pour se nourrir surtout au début, pour les ouvertures de compteurs, achat de meubles même si beaucoup seront récupérés à droite à gauche ou tous simplement consolider le grillage du jardin si besoin.

C’est pour cela que le groupe de Bethune-Arras de la Fédération Anarchiste en appelle à la solidarité afin que Daniel puisse vivre enfin heureux avec ses chiens. Afin de l’aider vous pouvez envoyer vos dons sur le compte Paypal suivant :







Il va de soi que l’intégralité des sommes perçus iront à Daniel et que nous vous tiendrons au courant de la suite dès cette triste histoire et que vous aurez bien entendu un détail de ce qui aura été fait avec l'argent.

Nous pensons que seule la solidarité peut venir à bout des injustices que la société fait subir au plus faible d’entre nous

Merci pour lui

Le groupe de Bethune-Arras de la Fédération Anarchiste
bethune@federation-anarchiste.org


Billet d'humeur du lundi 30 juillet 2012 (Week end de la honte fasciste à Auchel)


En ce lundi 30 juillet 2012, quoi de neuf en ce monde ??? Ce week end  des dizaines de militants néonazis de la région, de Belgique et du nord de Paris ont rallié la ville d'Auchel (62) pour participer au «  week-end du Trident »  organisé par Serge « facho » Ayoub et sa Troisième Voie. Deux jours de réjouissances pour nostalgiques du IIIe Reich et autres fans du groupe limougeaud neo nazi Lemovice.

C'est ainsi que les habitants du centre-ville passés hier aux abords du stade Basly ont pu assister à une partie de foot surréaliste opposant une trentaine de boneheads s'époumonant joyeusement sur la pelouse municipale... Cette parodie de football faisait partie des réjouissances concoctées par des membres de ce ramassis de fachos qui, quelques semaines auparavant, avaient jeté leur dévolu sur la Maison de l'Artois Auchelloise qu'on croyait ici moribonde.

Déjà en début de matinée un drapeau tricolore affublé de l'autocollant « stop à l'islamisation » indiquant le point de chute aux voitures belges, picardes et parisiennes ne laissait guère de place au doute... Ponctuée samedi en soirée par le concert du groupe néonazi Lemovice. Ce même soir nous avons tourné en ville et nous avons croisé ces moins que rien attablés entrain de boire des verres exhibant leurs tatouages néonazis au nez et à la barbe de la police qui directement ou indirectement protégés les fachos d’action antifasciste.



La partie de foot s'est déroulée au stade municipal Basly 
sous les «yeux » du masque d'Adolf Hitler


Au fait le port d’emblème néonazi (style croix gammées) n’est-il pas interdit dans ce pays ? En voilà une raison pour les renvoyer dans leurs trous à rat, n’est-il pas messieurs et dames de la municipalité car au lieu de vous lamenter, une action conjointe aurait été plus judicieuse surtout quand la peste brune est dans les rues de votre commune. De même suite à l'agression de journalistes de France 3, le trouble à l’ordre public était prouvé non ? Mais les perdreaux auchellois préfèrent jouer les cadors dans les halls d'immeubles à la recherche d'1 grammes ou 2 de shit plutôt que de rentrer de front dans le fascisme pur et dur

Vous nous rétorquerez et La liberté d’expression dans tout cela. Doit-on laisser la liberté d’expression à des gens qui la bafouent ? Cela reste pour nous encore un grand questionnement, nous ne sommes pas tous des Noam Chomsky. Mais une chose est sur c’est que nous ne pouvons pas rester assis sans rien faire devant cette manifestation de haine. Nous nous devons de retourner encore une fois devant la population pour lui montrer les dangers de ces énergumènes. En espérant que s'il y a une prochaine, le peuple se lève en masse et les rejette des villes et villages car on ne peut compter sur les autorités mais cela on le savait déjà au cri d’un immense No pasaran.

Voila encore un jour en ce beau monde…. Allez allez circulez il y a rien à voir.


dimanche 29 juillet 2012

CSP59 : Kamel Azzaz expulsé lors de la deuxième tentative


Azzaz Kamel père de la petite Lyliane, 11 ans, a été expulsé hier matin!

Il était retenu au centre de rétention de Lesquin depuis lundi, est passé au T.A. et devait passer aujourd’hui au TGI.

La préfecture persiste et réaffirme son arbitraire et son acharnement sur les sans papier.

Nous refusons de plier. Notre mobilisation, solidarité et détermination restent intactes malgré ce coup de Jarnac.

Soyons nombreu-e-s aux actions du csp59 notamment en cette période d'été.

Rassemblement tous les mercredi 18h30 place de la république a Lille


Solidarité financière indépendante avec la lutte des mineurs


Alors que la grève illimitée des mineurs se poursuit depuis deux mois, les mineurs et leurs familles se trouvent dans des situations dramatiques. Les numéros de comptes bancaires qui ont circulé sur Internet sont ceux des syndicats (UGT et CCOO) mais il n’y a aucun contrôle ou transparence quant à leur utilisation : cet argent serait utilisé surtout pour financer les frais ‟purement syndicaux” de la lutte (marche des mineurs sur Madrid…), tandis que de nombreux grévistes déclarent ne rien avoir reçu et en être de leur poche, y compris pour les frais occasionnés par le combat quotidien (achat de petits matériels de défense, de protection et d’attaque, déplacements…), sans parler de la survie au jour le jour.

Le FUSOA (Fondo Unitario de Solidaridad Obrera de Asturias), caisse de solidarité ouvrière indépendante des syndicats et des partis politiques, se charge de recueillir des fonds et de les répartir directement auprès de tous les grévistes, syndiqués ou non, en se rendant dans les puits et les lieux de concentration des mineurs en lutte.

L’appel qui suit a été diffusé dans la Communauté Autonome de Madrid. Mais il nous a semblé judicieux de le faire circuler bien au-delà, la solidarité de classe est censée ne pas connaître de frontières. 

Recueil de soutien financier pour la lutte des mineurs 

Dans une période où les coupes sociales et les attaques contre les emplois, les salaires, les droits basiques du travail deviennent habituelles et quotidiennes sans que les travailleurs et les travailleuses ne s’y opposent avec des mobilisations conséquentes, la lutte menée par les mineurs est remarquable non seulement par sa radicalité et ses confrontations avec les forces de répression, mais aussi par la constance et la continuité de la lutte, en particulier dans les bassins du nord, dans les Asturies et le Léon. 

La Caja Obrera de Resistencia de Madrid (Caisse Ouvrière de Résistance de Madrid) a soutenu financièrement cette lutte à plusieurs reprises, jusqu’où cela a été possible, laissant à zéro le solde du compte alimenté par les affiliés actifs. Toutes les aides que nous avons apportées ont été pour le FUSOA (Fonds Unitaire de Solidarité Ouvrière des Asturies), caisse de résistance asturienne avec laquelle nous partageons une présence dans la coordination des Caisses de Résistance et des Comités de Solidarité. 

C’est pourquoi avec ce communiqué nous commençons une collecte de fonds parmi les travailleurs et les travailleuses les plus conscients de Madrid. Nous ne demandons pas l’aumône pour les pauvres, nous sollicitons la solidarité financière pour ceux qui luttent, pour qu’ils continuent à se battre et qu’ils puissent lutter contre la répression qui se prépare dans les cabinets ministériels contre tous ceux qui ont été identifiés et arrêtés lors des journées de lutte. 

Alors maintenant, tu as la possibilité de participer à la lutte des mineurs en contribuant financièrement, selon tes possibilités. La Caisse Ouvrière de Résistance est une caisse stable qui recueille de façon permanente les contributions de ses membres actifs et qui décide en assemblée sur ses aides et ses collectes, tout en étant ouverte à tous les travailleurs et travailleuses, indépendamment de leur idéologie et de l’organisation syndicale à laquelle ils appartiennent. 

Comment faire des contributions à la Caisse Ouvrière de Résistance ? 

Toujours de la main à la main, ou directement aux compañeros et compañeras actifs de la Caisse, ou bien aux organisations syndicales qui collaborent à cette Caisse et nous le feront parvenir 

Solidaridad Obrera, Plateforme syndicale de EMT, le Syndicat Assembléaire de la Santé, etc.). Si aucune de ces manières n’est possible, tu peux te mettre en contact avec la Caisse à travers l’adresse de la boîte postale suivante : Apartado de Correos 40155 (28080 Madrid) ou en envoyant un courriel à cette adresse électronique : cajaresistencia@gmail.com et nous entrerons en contact personnellement avec toi pour recueillir ton aide financière. 

Madrid, juillet 2012 

Billet d'humeur du dimanche 29 juillet 2012 (Horreurs économiques et Jeux Olympique)


En ce dimanche 29 juillet 2012, quoi de neuf en ce monde ??? Nos horreurs économiques : telle est l'implacable mais juste formule par laquelle Rimbaud, alors révolté par les très dures conditions de vie de la classe ouvrière, qualifiait, dans ses Illuminations, la réalité sociale de son temps. Mieux : c'est dans un poème portant le très emblématique titre de Soir historique (1886), où il faisait implicitement allusion à ce "grand soir" auxquels nous rêvons tant, que le jeune Rimbaud émettait cette critique qui, bien qu'elle se référât là au dernier grand "mythe poétique" comme le réputait Sartre en sa "Critique de la raison dialectique", n'en demeurait pas moins fondée.

Mais que dirait-il donc aujourd'hui, ce "voyant" extralucide de Rimbaud, à voir, pour ne s'en tenir qu'à notre actualité la plus brûlante, ce gigantesque barnum économique, foire de toutes les empoignes marchandes, entourant l'imminente cérémonie d'ouverture, cle 27 juillet 2012, des Jeux olympiques de Londres, événement médiatique et planétaire par excellence ?

Car que l'on y songe un instant : c'est Lakshmi Mittal, milliardaire P-DG d'Arcelor-Mittal, le fossoyeur de toute une région ouvrière de notre bonne vieille Europe, depuis les hauts-fourneaux de Liège-Seraing (en Belgique) jusqu'aux aciéries de Florange (en France) en passant par le bassin sidérurgique de Schifflange-Rodange (au Luxembourg), qui sera l'un des porteurs de la flamme olympique. Et cela, pour le remercier, argue le CIO, d'avoir dépensé 18 millions d'euros, au moment même où il supprimait des dizaines de milliers d'emplois avec la fermeture de ces différents sites, pour la construction de la fameuse Tour Orbit : une structure d'acier rouge destinée à symboliser, précisément, ces JO de Londres.

C'est dire si les syndicats ouvriers des pays concernés ont toutes les raisons de se sentir insultés, floués et écoeurés face à ce flagrant déni des valeurs de l'olympisme, au premier rang desquelles émergent, ainsi que l'indique sa charte, "la responsabilité sociale" tout autant que "le respect des principes éthiques fondamentaux universels". 
Parfaitement justifiée apparaît donc la lettre que les représentants syndicaux ont adressée, en front commun, au président, Jacques Rogge, du Comité international olympique. Ils y disent en effet ne pas "comprendre comment il (Jacques Rogge) parvient à combiner ces principes, et l'honneur de les défendre accordé (...) à un homme (Lakshmi Mittal) qui apparaît comme l'un des grands massacreurs d'emplois de l'histoire industrielle." Et de conclure leur missive en affirmant, d'un ton non moins sévère, ne pas saisir que l'olympisme puisse "récompenser ceux qui broient des vies".

Ce cynisme sans nom, alibi des pires stratégies financières et manoeuvres sociales, Viviane Forrester le dénonçait elle aussi, il y a une quinzaine d'années déjà, en un essai portant le très rimbaldien titre, justement, d'Horreur économique (1996) : "Nous vivons au sein d'un leurre magistral, d'un monde disparu que nous nous acharnons à ne pas reconnaître tel et que des politiques artificielles prétendent perpétuer. Des millions de destins sont ravagés, anéantis, par cet anachronisme dû à des stratagèmes opiniâtres, destinés à donner pour impérissable notre tabou le plus sacré : celui du travail."




L'horreur économique ne s'arrête toutefois pas là. Car cette très rentable entreprise que sont devenus les Jeux olympiques modernes, véritable symbole du capitalisme contemporain en ce qu'il a parfois de plus indigne, n'a pas fait que se courber ainsi, au mépris du sort de milliers d'ouvriers désormais sans emploi pour nourrir leur famille, devant les liasses de billets de Mittal. Elle s'est aussi engluée, tout aussi honteusement, dans l'argent du pétrole, qui, lui, pue vraiment : une odeur de cadavre, sur fond de désastre écologique !

Qu'il suffise, pour se convaincre de cet autre scandale financier et humain entourant ces JO de Londres, de considérer trois de ses principaux sponsors : BP, Rio Tinto et Dow Chemical, auxquels des associations (Bhopal Medical Appeal, UK Star Sands Network et London Mining Network) dont la crédibilité morale s'avère au-dessus de tout soupçon ont décerné la très peu enviable récompense, ex aequo, de "médaille d'or du blanchiment écologique".

Que l'on se souvienne, à ce propos, de la catastrophe, en décembre 1984, de Bhopal, où une usine de produits chimiques de Union Carbide, à présent propriété de Dow Chemical précisément, explosait en libérant un gaz toxique qui fera, en deux semaines, 25 000 morts (3 000 selon le bilan, largement sous-estimé, officiel) : victimes dont les familles n'ont jamais été, en outre, indemnisées !

Et puis, le groupe pétrolier BP, qui, il y a moins de deux ans, en 2010, avait provoqué, dans le golfe du Mexique, une marée noire sans précédent, avec la dramatique destruction de la faune marine, à la suite d'un accident sur une plate-forme offshore.

Quant à Rio Tinto, groupe minier fournissant les très officielles mais onéreuses médailles de ces jeux (les plus chères, en ces temps de crise, de toute l'histoire de l'olympisme), il est de notoriété publique, excepté pour ceux qui n'ont aucun intérêt à l'entendre, qu'il exploite sans vergogne ses travailleurs, en plus de polluer inconsidérément les sites où opèrent, en toute impunité, ses installations.

Voila encore un jour en ce beau monde…. Allez allez circulez il y a rien à voir.


RAPPEL : Appel à la solidarité pour notre ami Daniel (SDF) de Liévin à qui on a retiré son chien


Nous vous avions déjà parlé de Daniel ce sans domicile fixe de 61 ans vivant paisiblement avec ses deux chiens à Liévin (Pas-de-Calais) (ici et ). Pourtant sans histoire et apprécié du voisinage, le pauvre homme s’est vu confisquer ses deux compagnons par la fourrière de la commune alors qu’il s’était brièvement absenté de son abri de fortune.

Ses chiens n’ont jamais été un danger pour quiconque, et ils sont la seule famille de Daniel. Oui mais voila, ils ne sont ni pucés ni vaccinés, et les agents de la fourrière n’ont pas l’habitude de faire dans la demi-mesure.

Après de nombreuses démarches auprès de la fourrière, Daniel, soutenu par Viviane sa voisine, est parvenue à récupérer Black, l’un de ses deux chiens. Mais pas Rex le Berger allemand, jugé trop agressif. Après de nombreux courriers adressés par les amoureux des animaux à la mairie de la ville de Liévin, le maire s’est exprimé publiquement sur le cas de Daniel et de son chien Rex Il nous apprend que Rex a subi deux tests comportementaux par deux vétérinaires différents dont les conclusions sont identiques : « Ce chien est, semble-t-il, potentiellement dangereux et mordeur. »

Mais grâce au travail acharné de passionnés de la protection animale, Daniel peut revoir son chien et partager de bons moments avec lui. Mieux, Nathalie Hélin, comportementaliste animalier à Villeneuve d’Ascq, fait tout son possible pour que Rex puisse retrouver son maître.


 

Daniel et son chien Rex derrière les grilles


Pour cela, il leur faut trouver un logement d’urgence pour Daniel sur la ville de Liévin, avec un petit jardin pour ses chiens, et un loyer n’excédant pas 300 euros. Autres problèmes, quand il aura son logement, il aura besoin d'argent afin de payer ses factures, pour se nourrir surtout au début, pour les ouvertures de compteurs, achat de meubles même si beaucoup seront récupérés à droite à gauche ou tous simplement consolider le grillage du jardin si besoin.

C’est pour cela que le groupe de Bethune-Arras de la Fédération Anarchiste en appelle à la solidarité afin que Daniel puisse vivre enfin heureux avec ses chiens. Afin de l’aider vous pouvez envoyer vos dons sur le compte Paypal suivant :







Il va de soi que l’intégralité des sommes perçus iront à Daniel et que nous vous tiendrons au courant de la suite dès cette triste histoire et que vous aurez bien entendu un détail de ce qui aura été fait avec l'argent.

Nous pensons que seule la solidarité peut venir à bout des injustices que la société fait subir au plus faible d’entre nous

Merci pour lui

Le groupe de Bethune-Arras de la Fédération Anarchiste
bethune@federation-anarchiste.org


samedi 28 juillet 2012

Lyliane, 11 ans scolarisée à Villeneuve d’Ascq va-t-elle être séparée de son père, Kamel Azzaz, qui risque l’expulsion à tout moment ?



Lyliane, 11 ans scolarisée à Villeneuve d’Ascq va-t-elle être séparée de son père Kamel Azzaz, qui risque l’expulsion à tout moment ? 
 
Le dimanche 22 juillet 2012, Kamel Azzaz de nationalité Algérienne, lillois depuis 2007, fait du vélo rue de Lannoy à Lille, avec sa fille Lyliane. Des policiers, en civil, jaillissent d’une voiture pour l’interpeller. Ils l’emmèneront à la PAF sans se préoccuper de Lyliane sa fille apeurée et scandalisée, qui sera confiée à un monsieur qui passait par là et semblait connaitre Kamel. 
 
Le lundi 23 juillet, Kamel est transféré au CRA de Lesquin après une garde à vue de 24h.Kamel est en France avec sa fille depuis près de 5 ans. Comme en témoignent la maman de Lyliane, et le personnel éducatif de l’école où elle est scolarisée, Kamel subvient aux besoins de sa fille et est un père attentionné. 
 
Suite au recours déposé par son avocat, Kamel reçoit une convocation au tribunal Administratif de Lille pour une audience ce vendredi 27/07 à 9h00. 
 
Vendredi matin à 03h30 les policiers embarquent Kamel pour l’aéroport de Roissy en vue d’une expulsion. Dans l’avion d’Air France, des passagers sensibles à son histoire et à celle de sa famille qui s’est déplacée jusqu’à l’aéroport sans pouvoir le voir, se mobilisent. Choqués et indignés par la violence de l’expulsion et les agissements des policiers envers Kamel, des passagers du vol manifestent leur mécontentement. Le commandant de bord décide alors, de débarquer Kamel de l’avion.

Les policiers ramènent Kamel au CRA de Lesquin alors que durant ce temps son avocat l’attend et plaide au tribunal en son absence. Le Tribunal administratif rejettera la requête de Kamel.

Kamel est convoqué au Tribunal de Grande Instance de Lille devant le Juge des

Libertés, le dimanche 29/07/2012, si d’ici-là, il ne fait pas l’objet d’une nouvelle tentative d’expulsion comme le lui ont promis les policiers : « Tu partiras de toute façon, même par bateau ! » (sic les propos tenus par les policiers à Kamel)

Lors de ces dernières déclarations à la presse et devant la commission des lois du Sénat, M. VALLS, ministre de l’Intérieur, promettait une rupture avec la politique arbitraire du gouvernement Sarkozy-Guéant en matière d’immigration. Une circulaire dite « plus juste et plus humaine » est annoncée pour septembre, pour autant M. VALLS est aujourd’hui au pouvoir et il ne saurait accepter que Kamel soit séparé de sa famille par l’arbitraire d’une décision prise par son prédécesseur. M. Valls vous évoquiez la prise en compte des liens familiaux, la durée de présence en France, l’insertion sociale et professionnelle comme autant d’éléments en faveur d’une régularisation.

Kamel AZZAZ cumule l’ensemble de ces critères : Il vit en France depuis 5 années, a une petite fille scolarisée dont il s’occupe quotidiennement et travaille pour subvenir aux besoins de sa famille. M. VALLS, Mme Aubry, Kamel est sous le coup d’une décision arbitraire, injuste et inhumaine, prise par le Préfet du Nord qui à aucun moment n’a pris en compte la juste réalité de cette situation, guidé par l’effroyable loi des chiffres et des quotas d’expulsion. 
 
Pour Kamel AZZAZ le changement de politique en matière d’immigration c’est maintenant !!!

Le CSP59 dénonce la tentative du préfet du nord de soustraire Kamel à son droit à la défense de sa situation devant la justice, exige sa libération immédiate et sa régularisation pour permettre à Kamel de retrouver sa place qui est la sienne auprès de sa famille.
 
Le CSP59 interpelle Le gouvernement Hollande/Ayrault/Valls et Mme Aubry première

secrétaire du Parti Socialiste : allez-vous fermer les yeux face à l’arbitraire du Préfet du Nord ? Le changement s’arrêt-il aux frontières de département du Nord ? Sarkozy continue-t-il à régner sur notre région ?

Nous appelons l’ensemble du mouvement progressiste, élus, politiques, syndicats et citoyens à :


- Dénoncer l’arbitraire de cette situation, en envoyant par fax au Préfet du Nord, une demande de libération et de régularisation pour Kamel,

- Se rendre au CRA de Lesquin pour rendre visite à Kamel Azzaz,

- Etre présent à l’audience de dimanche matin (29 juillet).

 
Restons vigilants et mobilisés pour que Lyliane ne soit pas séparée de son papa !

Le CSP 59,

Lille, le 27 juillet 2012.

Manifestation tous les mercredis 18h00 Place de la République, Lille
 
 
 

RAPPEL : Appel à la solidarité pour notre ami Daniel (SDF) de Liévin à qui on a retiré son chien


Nous vous avions déjà parlé de Daniel ce sans domicile fixe de 61 ans vivant paisiblement avec ses deux chiens à Liévin (Pas-de-Calais) (ici et ). Pourtant sans histoire et apprécié du voisinage, le pauvre homme s’est vu confisquer ses deux compagnons par la fourrière de la commune alors qu’il s’était brièvement absenté de son abri de fortune.

Ses chiens n’ont jamais été un danger pour quiconque, et ils sont la seule famille de Daniel. Oui mais voila, ils ne sont ni pucés ni vaccinés, et les agents de la fourrière n’ont pas l’habitude de faire dans la demi-mesure.

Après de nombreuses démarches auprès de la fourrière, Daniel, soutenu par Viviane sa voisine, est parvenue à récupérer Black, l’un de ses deux chiens. Mais pas Rex le Berger allemand, jugé trop agressif. Après de nombreux courriers adressés par les amoureux des animaux à la mairie de la ville de Liévin, le maire s’est exprimé publiquement sur le cas de Daniel et de son chien Rex Il nous apprend que Rex a subi deux tests comportementaux par deux vétérinaires différents dont les conclusions sont identiques : « Ce chien est, semble-t-il, potentiellement dangereux et mordeur. »

Mais grâce au travail acharné de passionnés de la protection animale, Daniel peut revoir son chien et partager de bons moments avec lui. Mieux, Nathalie Hélin, comportementaliste animalier à Villeneuve d’Ascq, fait tout son possible pour que Rex puisse retrouver son maître.


 

Daniel et son chien Rex derrière les grilles


Pour cela, il leur faut trouver un logement d’urgence pour Daniel sur la ville de Liévin, avec un petit jardin pour ses chiens, et un loyer n’excédant pas 300 euros. Autres problèmes, quand il aura son logement, il aura besoin d'argent afin de payer ses factures, pour se nourrir surtout au début, pour les ouvertures de compteurs, achat de meubles même si beaucoup seront récupérés à droite à gauche ou tous simplement consolider le grillage du jardin si besoin.

C’est pour cela que le groupe de Bethune-Arras de la Fédération Anarchiste en appelle à la solidarité afin que Daniel puisse vivre enfin heureux avec ses chiens. Afin de l’aider vous pouvez envoyer vos dons sur le compte Paypal suivant :







Il va de soi que l’intégralité des sommes perçus iront à Daniel et que nous vous tiendrons au courant de la suite dès cette triste histoire et que vous aurez bien entendu un détail de ce qui aura été fait avec l'argent.

Nous pensons que seule la solidarité peut venir à bout des injustices que la société fait subir au plus faible d’entre nous

Merci pour lui

Le groupe de Bethune-Arras de la Fédération Anarchiste
bethune@federation-anarchiste.org


L'armée syrienne a lancé la contre-offensive sur Alep


Selon une ONG syrienne, l'armée de Bachar al-Assad a lancé samedi matin l'assaut contre les rebelles dans la ville d'Alep, point crucial du conflit. La communauté internationale s'inquiète de ce qui pourrait être un nouveau "massacre". 
 
Des renforts de l'armée syrienne s'amassaient depuis plusieurs jours aux abords d'Alep, deuxième ville du pays, où les rebelles ont ouvert un nouveau front depuis la semaine dernière. Ces renforts seraient désormais entrés dans la ville et "se dirigent vers le quartier Salaheddine, qui compte le plus grand nombre de rebelles", d'après le président de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane. Il ajoute :"Les combats les plus violents depuis le début de la révolte ont lieu dans plusieurs quartiers. On peut dire que l'assaut a commencé" 
 
Un autre réseau de militants, la Commission générale de la révolution syrienne, parle de "tirs nourris de mitrailleuse lourde". Dès vendredi, une source proche des services de sécurité syriens affirmait que les renforts étaient "quasiment au complet" en vue de la contre-offensive. "Les civils ont quitté le quartier", affirme un combattant. 
 
La ville d'Alep est un enjeu crucial pour les rebelles comme pour les loyalistes. En plus de son statut de capitale économique du pays, où le régime compte beaucoup d'alliés, elle est géographiquement une ville-clé de la Syrie du Nord. "En la prenant, les rebelles pourront assurer enfin la zone protégée réclamée depuis des mois par la révolution syrienne pour pouvoir soigner ses blessés et donner refuge aux déserteurs et à leurs familles", explique Ignace Leverrier, ancien diplomate français qui a exercé en Syrie. 
 
Mais les combats pour la prise de la ville risquent d'être sanglants : depuis plusieurs jours déjà, beaucoup de pays occidentaux ont prévenu de la possibilité d'un massacre. "En accumulant les moyens miliatires lourds autour d'Alep, Bachar s'apprête à commettre de nouvelles tueries contre son peuple", a déclaré vendredi Laurent Fabius. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a quant a lui appelé "le gouvernement syrien à arrêter l'offensive". Vendredi, les combats ont fait 120 morts en Syrie, selon l'OSDH.
 
 
 

Billet d'humeur du samedi 28 juillet 2012 (Un siecle après sa création, le "carnet de circulation" est toujours obligatoire)


En ce samedi 28 juillet 2012, quoi de neuf en ce monde ??? C'est un anniversaire un peu particulier qui est intervenu, lundi 16 juillet, pour les gens du voyage : celui des 100 ans du "carnet de circulation". 
 
Aucune fête particulière n'était toutefois prévue pour commémorer la création de cette pièce d'identité spécifique aux gens du voyage et instaurée le 16 juillet 1912.

Depuis longtemps, le carnet de circulation est en effet l'objet de vives critiques de la part des défenseurs des gens du voyage, qui le considèrent comme la source d'un grand nombre des difficultés sociales des 350 000 à 500 000 Tziganes, Roms ou Manouches installés en France.

A l'origine, le carnet de circulation a été créé " pour recenser" l'ensemble des personnes avec un mode de vie itinérant en France, explique Louis de Gouyon Matignon, "tziganologue". Mais au fil du temps, il a de plus en plus été utilisé "comme l'instrument de discriminations" à leur égard, pointe le jeune chercheur, qui est par ailleurs l'assistant parlementaire du sénateur Pierre Hérisson, président de la commission nationale consultative des gens du voyage depuis 2005.

Les contraintes du carnet de circulations sont multiples. Ses détenteurs doivent, dès l'âge de 16 ans, se présenter à un commissariat "tous les trois mois" pour indiquer là où ils se situent. Avant de l'obtenir, ils doivent trouver une "commune de rattachement" où la population de gens du voyage ne dépasse pas les 3 %.




En théorie, il existe quatre sortes différentes de documents de circulation. Les trois premiers s'appellent des "livrets" de circulation. Ils peuvent être de couleur beige, orange ou verte et sont attribués à des gens du voyage qui ne vivent pas dans des habitats en dur mais peuvent justifier de ressources régulières ou d'une activité salariée. Les nécessités de pointer au commissariat sont alors supérieures à trois mois.

Dans les faits, la majorité des gens du voyage dépendent de la quatrième sorte de livret : celui que l'on appelle stricto sensu le "carnet" de circulation. Lui est de couleur marron, et il est obligatoire pour tous ceux qui n'ont pas de revenus fixes et travaillent, par exemple, sur les marchés ou font du porte-à-porte. C'est le plus stigmatisant. Lorsqu'ils présentent ce carnet, beaucoup de gens se voient refuser l'accès au crédit ou à la location de logements.

Depuis le début du XXe siècle, les choses évoluent toutefois peu à peu. Le livret ou le carnet de circulation n'empêchent pas d'avoir une carte nationale d'identité. De plus en plus de gens du voyage s'en font donc faire une à leur nom. Ils donnent alors généralement en guise d'adresse les coordonnées de la mairie de leur commune de rattachement "Mais beaucoup ne le savent pas, pointe M. de Gouyon Matignon. Surtout ceux qui sont les plus démunis."

Cette évolution va de pair avec la sédentarisation d'un grand nombre de gens du voyage : "environ quatre familles sur dix", estime le jeune chercheur, également président d'une toute nouvelle association de défense de la culture tzigane. Ceux que l'on appelle de façon générique les "gens du voyage" investissent en effet de plus en plus dans des terrains en France sur lesquels ils logent la plupart du temps dans leur caravane. L'itinérance est souvent réservée aux mois d'été.

Voila encore un jour en ce beau monde…. Allez allez circulez il y a rien à voir. 



vendredi 27 juillet 2012

L’obersturmführer Valls : des camps de Roms seront démantelés



La concentration de Roms dans des campements insalubres et illégaux contraint le gouvernement à de nouveaux démantèlements, a annoncé mercredi le ministre de l'Intérieur, l’obersturmführer Manuel Valls. 

Zebulon 1er avait provoqué une polémique en ordonnant il y a deux ans le démantèlement systématique de tous les camps illégaux de Roms dans son discours de Grenoble. "Je suis très inquiet de la concentration aujourd'hui dans toute une série de campements", a dit l’obersturmführer Manuel Valls lors d'une audition devant la Commission des lois du Sénat. 

"La situation aujourd'hui à Lyon, à Aix-en-Provence, en Seine-Saint-Denis, dans une partie de l'agglomération lilloise, nous oblige à prendre des décisions de démantèlements", a-t-il ajouté. 

Vraiment le changement c’est pas pour maintenant…



RAPPEL : Appel à la solidarité pour notre ami Daniel (SDF) de Liévin à qui on a retiré son chien


Nous vous avions déjà parlé de Daniel ce sans domicile fixe de 61 ans vivant paisiblement avec ses deux chiens à Liévin (Pas-de-Calais) (ici et ). Pourtant sans histoire et apprécié du voisinage, le pauvre homme s’est vu confisquer ses deux compagnons par la fourrière de la commune alors qu’il s’était brièvement absenté de son abri de fortune.

Ses chiens n’ont jamais été un danger pour quiconque, et ils sont la seule famille de Daniel. Oui mais voila, ils ne sont ni pucés ni vaccinés, et les agents de la fourrière n’ont pas l’habitude de faire dans la demi-mesure.

Après de nombreuses démarches auprès de la fourrière, Daniel, soutenu par Viviane sa voisine, est parvenue à récupérer Black, l’un de ses deux chiens. Mais pas Rex le Berger allemand, jugé trop agressif. Après de nombreux courriers adressés par les amoureux des animaux à la mairie de la ville de Liévin, le maire s’est exprimé publiquement sur le cas de Daniel et de son chien Rex Il nous apprend que Rex a subi deux tests comportementaux par deux vétérinaires différents dont les conclusions sont identiques : « Ce chien est, semble-t-il, potentiellement dangereux et mordeur. »

Mais grâce au travail acharné de passionnés de la protection animale, Daniel peut revoir son chien et partager de bons moments avec lui. Mieux, Nathalie Hélin, comportementaliste animalier à Villeneuve d’Ascq, fait tout son possible pour que Rex puisse retrouver son maître.


 

Daniel et son chien Rex derrière les grilles


Pour cela, il leur faut trouver un logement d’urgence pour Daniel sur la ville de Liévin, avec un petit jardin pour ses chiens, et un loyer n’excédant pas 300 euros. Autres problèmes, quand il aura son logement, il aura besoin d'argent afin de payer ses factures, pour se nourrir surtout au début, pour les ouvertures de compteurs, achat de meubles même si beaucoup seront récupérés à droite à gauche ou tous simplement consolider le grillage du jardin si besoin.

C’est pour cela que le groupe de Bethune-Arras de la Fédération Anarchiste en appelle à la solidarité afin que Daniel puisse vivre enfin heureux avec ses chiens. Afin de l’aider vous pouvez envoyer vos dons sur le compte Paypal suivant :







Il va de soi que l’intégralité des sommes perçus iront à Daniel et que nous vous tiendrons au courant de la suite dès cette triste histoire et que vous aurez bien entendu un détail de ce qui aura été fait avec l'argent.

Nous pensons que seule la solidarité peut venir à bout des injustices que la société fait subir au plus faible d’entre nous

Merci pour lui

Le groupe de Bethune-Arras de la Fédération Anarchiste
bethune@federation-anarchiste.org


La Nasa s'inquiète d'une fonte de la calotte glaciaire



En quatre jours seulement, la quasi-totalité de la glace du Groenland serait entrée en état de dégel, selon les observations de la Nasa. Il y a quelques jours déjà, un bloc de glace d'une taille équivalente à deux fois la surface de Paris s'est détaché d'un glacier. 

En trente ans, les chercheurs de la Nasa n'avaient jamais observé un tel phénomène. Selon les données fournies par trois satellites, environ 97% de la calotte glaciaire du Groenland avait commencé à dégeler à la mi-juillet. La première observation de ce phénomène remonte au 12 juillet dernier. Le plus impressionnant reste la rapidité du phénomène : quatre jours plus tôt, le 8 juillet, les mêmes satellites faisaient état d'un dégel de la calotte glaciaire à 40% seulement. 

"C'est tellement sans précédent que je me suis d'abord interrogé sur le résultat : était-ce bien réel ou était-ce dû à une erreur de données ? ", Tom Wagner, responsable de la Nasa, ajoute : "Cet événement, combiné à d'autres phénomènes naturels mais rares, fait partie d'un ensemble complexe". Car d'autres phénomènes ont retenu l'attention des chercheurs ces derniers jours : la semaine dernière, un immense bloc de glace grand comme deux fois la surface de Paris, s'est détaché d'un glacier du Groenland. 

Habituellement, en été, la fonte ne concerne que la moitié, en moyenne, de la surface glaciaire du Groenland. "Mais cette année, l'ampleur de la fonte à la surface ou près de la surface a connu une hausse brutale", précise la Nasa. Même le point le plus haut de la calotte glaciaire, situé à trois kilomètres au-dessus du niveau de la mer, montre des signes de dégel. 

Reste à déterminer si cet événement va contribuer à une hausse du niveau des océans. Le phénomène n'est pas unique, mais pourrait être dangereux s'il venait à se reproduire. Selon la glaciologue Lora Koenig, ces fontes se produisent tous les 150 ans environ. "La dernière ayant eu lieu en 1889, cet événement est bien au rendez-vous", déclare-t-elle. "Mais si nous continuons à observer ce type de fonte au cours des prochaines années, ce sera angoissant".



Rouen : l'État à nouveau condamné pour de mauvaises conditions de détention


Le tribunal administratif de Rouen a condamné jeudi l'État à indemniser 77 détenus pour des conditions d'incarcération "n'assurant pas le respect de la dignité inhérente à la personne humaine". Depuis 2008, plusieurs condamnations de ce type ont déjà été prononcées, mais les conditions de détention des détenus ne changent pas pour autant.

"Le seul moyen de faire plier l'Etat c'est de toucher au porte-feuille". Une nouvelle fois, Maître Etienne Noël vient de faire condamner l'Etat à payer des dommages et intérêts à 77 détenus de la maison d'arrêt de Rouen. Le tribunal administratif de la ville a reconnu que les conditions d'incarcération n'assuraient "pas le respect de la dignité inhérente à la personne humaine".

Ces 77 dossiers appartenaient à un ensemble de 99, dont une vingtaine ont été rejeté parce que les détenus n'avaient pas versé la somme de 35 euros nécessaire pour entamer la procédure. "Devoir payer pour saisir une juridiction, c'est scandaleux", s'exclame Etienne Noël.

Et l'avocat n'en est pas à sa première affaire. Son premier dossier de ce type date de 1997. Onze ans plus tard, il obtenait sa première condamnation. Depuis, il a gagné près de 300.000 euros pour 164 détenus de la maison d'arrêt de Rouen.

Mais pour autant, les conditions de vie au sein de la prison n'ont pas changé. "On paie les dommages et intérêts et puis il n'y a pas vraiment de prise en compte", constate Etienne Noël, qui a été élu en juin secrétaire national de l'Observatoire international des prisons (OIP). Il espère donc que la multiplication des condamnations fasse bouger les choses.

Ouverte en 1864, la maison d'arrêt de Rouen accueille, selon les périodes, de 700 à 850 détenus. Le ministère de la Justice a programmé sa fermeture et recherche depuis plusieurs mois un terrain pour construire un nouvel établissement.



CSP 59 : mobilisation au T.A. de Lille à partir de 9H


Azzaz Kamal a été arrêté le lundi 23 juillet dernier en pleine rue en compagnie de sa fille, 11 ans. Les policiers ont remis la petite Lyliane entre les mains d'une personne qui était en conversation avec son père. Azzaz Kamal  a ensuite été conduit en garde à vue, contrairement aux textes qui viennent d'entrer en vigueur (à moins que ce ne soit pour d'autres motifs). Notre camarade passe au Tribunal Administratif. ce  jour à 9 heures et non au TGI comme initialement annoncé. Le CSP59 appelle tous les militants avec ou Sans-Papiers à venir nombreux soutenir Azzaz Kamal.

Restons mobilisé jusqu'à la victoire... Manif chaque mercredi 18h place de la République à Lille.


Billet d'humeur du vendredi 27 juillet 2012 (Anarchie, sport, compétition et Jeux Olympiques)


En ce vendredi 27 juillet 2012, quoi de neuf en ce monde ??? Avec l’ouverture de Jeux Olympiques de 2012, la question du rapport des libertaires au sport se pose à nouveau. Nous avons voulu aller plus loin en nous entretenant avec un camarade militant anarchiste, judoka de haut niveau (qui souhaite rester anonyme, pour d’évidentes raisons). La compétition reste assez mal vue chez les libertaires, comment, lui, la voit-il, comment la vit-il ?

Le Monde libertaire : Peux-tu te présenter, politiquement et sportivement ?

Le Judoka : Sportivement, j’ai commencé le judo à 4 ans, je n’ai donc pas choisi. En revanche j’ai choisi de m’y investir et de faire une carrière de haut niveau. Politiquement, je suis issu d’un milieu social relativement aisé et totalement dépolitisé. Pour aller en section sport-étude, je suis entré dans un lycée modeste, loin de ma famille. Là bas, j’ai pris conscience des inégalités de notre société. C’est le constat de cette situation qui m’a conduit à me politiser. Après m’être approché des milieux militants parisiens et avoir pris connaissance du fonctionnement de différentes organisations, je me suis naturellement tourné vers le milieu libertaire.

Le Monde libertaire : Tu es libertaire et sportif de haut niveau, qui plus est dans un sport de combat. Comment gères-tu la contradiction entre l’idée d’écraser son ennemi et les valeurs libertaires ?

Le Judoka : Tout est dans la conception que l’on a de la compétition. L’idéologie dominante conçoit la compétition comme une simple hiérarchisation d’individus. Les premiers méritent les honneurs, les derniers méritent le mépris. C’est, à peu de chose près, l’essence même du libéralisme économique. Cette conception de la compétition est invivable pour moi. J’ai choisi de la concevoir d’une manière différente. Lors de la confrontation, je ne suis pas motivé par le fait de battre mon adversaire ou de l’écraser en lui montrant qui est le plus fort, mais par ma propre progression. Je m’efforce de me concentrer sur mon évolution personnelle. Je vois l’adversaire comme quelqu’un qui me permet de progresser et de grandir humainement. Quand le sauteur en hauteur se bat pour franchir une barre, moi je combats un adversaire. Il n’est pas là pour me faire du mal ou me détruire, mais pour m’offrir une opposition qui va me permettre d’avancer. Moi, en retour, je m’efforce d’être à mon meilleur niveau pour lui permettre d’évoluer. Et, au même titre qu’il serait absurde que le sauteur ait de l’animosité envers la barre qu’il doit franchir, il est absurde que j’en aie pour mon adversaire. Au moins parce que, sans lui, il n’y a pas de combat possible… En bref, la finalité n’est pas la victoire mais la progression. Qui plus est, gagner reste relatif. Une bonne journée, de la chance, les autres qui font des erreurs… Tout ça peut déboucher sur une médaille. En revanche, la progression personnelle (autant mentale que physique), la recherche permanente du geste juste, la rigueur dans l’entraînement, tout cela est une sorte de quête permanente et une aventure humaine épanouissante.

Le Monde libertaire : A-t-il été facile de résoudre ce conflit intérieur ?

Le Judoka : Non. Il est difficile de s’émanciper de l’idéologie dominante. Il y avait un vrai conflit en moi. Mes actes en tant que judoka étaient en contradiction avec mes convictions politiques. J’ai été forcé de changer la vision que j’avais de mon sport pour retrouver un équilibre. D’ailleurs, je pense qu’il y a là un réel enjeu éducatif. Transmettre une conception différente du sport et de la compétition me semble très important dans l’optique d’un changement de société. D’une certaine manière, le sport peut même être un vecteur permettant de véhiculer nos idées. L’ouvrage Éloge de la passe en est un exemple concret.

Le Monde libertaire : La Fédération anarchiste informelle a annoncé qu’elle ferait tout pour saboter les Jeux Olympiques, qu’en penses-tu, toi qui as déjà participé aux JO ?




Le Judoka : Je crois qu’il est important de bien définir ce que sont les Jeux Olympiques aujourd’hui. Il y a deux aspects : l’aspect sportif et l’aspect politico-économique. En effet, au-delà des compétitions sportives, les Jeux Olympiques constituent un moment privilégié que beaucoup de leaders politiques utilisent pour déplacer leurs pions sur l’échiquier diplomatique. La période des jeux sera aussi l’occasion pour beaucoup d’individus indifférents au côté noble du sport, de venir faire du fric. À l’inverse, pour la plupart des sportifs, les Jeux Olympiques constituent un aboutissement. Il serait assez mal venu, je pense, de saboter un événement sportif pendant les Jeux Olympiques. D’une part, parce qu’on briserait les espoirs d’athlètes n’ayant aucune responsabilité dans la dérive commerciale de l’événement et, d’autre part, parce qu’un sabotage se heurterait à une incompréhension. En revanche, je soutiendrai toute dénonciation de l’aspect politico-économique des Jeux Olympiques. Ce qui, pour le coup, aurait un réel sens politique. Encore une fois, à nous de militer pour nous réapproprier le sport.

Le Monde libertaire : Au-delà de cela, le sport est assez souvent mis au ban du milieu libertaire, qui le valorise rarement.

Le Judoka : C’est vrai et je pense que c’est un tort. Je pense qu’il est aussi important de se cultiver physiquement qu’intellectuellement. La pratique du sport permet de découvrir des sensations, des états d’esprit qui sont difficiles à atteindre autrement. Le dépassement de soi dans l’effort physique offre une satisfaction particulière, qui permet de grandir humainement. Le sport permet également de progresser mentalement. La concentration, la persévérance, la détermination se développent pendant cette pratique. Et, qui plus est, en tant que militant révolutionnaire, je pense qu’il faut être capable de tenir le coup face à d’éventuels opposants. De façon un peu plus concrète, c’est peut-être bête à dire, mais courir vite après une action qui a mal tourné, c’est autant d’heures de garde à vue en moins, être solide face à trois nazis c’est autant de nuits à l’hosto en moins, etc. Il ne s’agit pas de faire l’éloge du virilisme et je ne dis pas que notre militantisme devrait être centré sur l’entraînement physique comme chez les fachos. Mais je pense que ce serait une erreur de continuer à négliger comme nous le faisons aujourd’hui la culture physique.

Le Monde libertaire : Dans les sports de combat, surtout dans le sport japonais, il y a une culture de la soumission au sensei (maître) assez puissante, comment vois-tu ça ?

Le Judoka : Comme leur nom l’indique, les arts martiaux sont les arts de Mars, dieu de la Guerre. Ils étaient donc pratiqués par des militaires. Les pratiques militaires d’ordre, de discipline et de soumission au chef se retrouvent d’une certaine façon dans nos pratiques aujourd’hui. Mais à moindre niveau évidemment. C’est évident, mais en grande partie c’est un folklore qui n’est pas primordial. Quant à la soumission au sensei, c’est encore une question de conception. On pourrait définir ce terme par « celui qui était là avant moi, qui est garant du savoir, de l’expérience, d’une technique ou d’un savoir-faire ». De ce point de vue-là, le sensei n’est pas un grand prédicateur qui abreuve ses élèves de vérités, mais plutôt un outil que les pratiquants vont utiliser pour progresser. Je conçois l’entraîneur comme mon égal et, d’une certaine façon, notre rencontre humaine lui apprend autant à lui qu’à moi. Et, par exemple, mon entraîneur m’a dirigé vers d’autres entraîneurs qui m’aident à développer mon propre judo, il m’aide aussi à trouver par moi-même un moyen de surmonter mes difficultés.

Le Monde libertaire : As-tu quelque chose à dire en conclusion ?

Le Judoka : Le problème n’est pas le sport en lui-même, mais sa récupération par le capitalisme. De même que le souci dans « école bourgeoise » ce n’est pas le premier mot mais le second, dans « sport capitaliste » c’est le capitalisme qui est à abolir ! La compétition et le sport en général sont des outils. Ils peuvent être formateurs ou destructeurs. À partir de là, il ne tient qu’à nous d’en conceptualiser la pratique et d’en faire des instruments nous permettant de nous épanouir. Ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain.

Voila encore un jour en ce beau monde…. Allez allez circulez il y a rien à voir.




Sources : Le Monde Libertaire, propos recueillies par Bali du groupe Regard noir de la Fédération anarchiste