mercredi 29 février 2012

Zebulon 1er veut refaire l'école


Après le travail, Zebulon 1er  a lancé une nouvelle séquence, consacrée cette fois à l'éducation. Elle s'est traduite sur le terrain, à Montpellier (Hérault), par une visite à l'internat d'excellence de la ville, qui accueille des bons élèves d'origine modeste dans une ancienne caserne réhabilitée, avant de tenir une grande réunion publique sur ce thème au zénith, devant environ 7000 personnes.

Si avec le monde enseignant, l'idylle n'est jamais née, Zebulon 1er  s'est surtout adressé à ses partisans à Montpellier. Il lorgne l'école de Jules Ferry et les hussards noirs de la République… «même si nous ne les ressusciterons pas», précise le candidat. Evoquant les «valeurs qui sont les nôtres: le travail, le mérite, l'effort», le candidat souhaite «une école de la politesse où l'on apprend à vivre avec les autres, où l'on apprend que l'on n'a rien sans rien, que le savoir est un précieux trésor qui vient récompenser l'effort».

Zebulon 1er a précisé sa proposition sur les profs, «qui sont mal payés car trop nombreux» : « Tout enseignant qui voudra travailler 26heures de présence dans l'établissement au lieu de 18heures de cours, avec, en contrepartie, une augmentation de son traitement de 25%, soit près de 500€ net par mois.»

Il a évidemment pilonné la proposition de François Hollande de créer 60000postes dans l'éducation sur cinq ans, estimant qu'«entre1990 et2007 le nombre d'élèves a diminué de 610000, tandis que celui des professeurs a augmenté de 85000. Si le nombre d'enseignants était le problème, nous devrions avoir la meilleure école du monde.». Une chose est certaine c’est que si la vision de l’éducation de Zebulon 1er  arrive a son terme. On n’a pas fini de rire, jaune bien sur…. Car cela créera  des générations d’idiots qui seront  serviables et corvéables à merci faute de savoir. De la vraie chaire à canon pour le capitalisme en sommes…




A Bruay la ville est à aux antifas


Bloc "antifa" sur la rocade minière de Bruay-La-Buissière




Nouvelle alerte sur la situation de Chloé Vilain, transsexuelle incarcérée


Ban Public a maintes fois alerté l’opinion publique sur la situation que vivait Chloé Vilain (voir ici)

Plusieurs associations ont été sensibles à la situation de Chloé et se sont jointes aux actions engagées.

A tel point que le Contrôleur général des lieux de privation de liberté a émis un avis [1] sur la situation des transsexuelles incarcérées qui subissent ces peines complémentaires que sont les humiliations, la négation de leur identité féminine, la surdité du corps médical.

Il s’agit bien de peines et souffrances insupportables dans le cas de Chloé.

Appelée « la chose  » ou encore « le monstre  » par certains surveillants de cet établissement, elle est régulièrement victime de toutes les vexations, et comportements contraire à la déontologie que le législateur a pris soin d’édicter.

Si dans un premier temps, son transsexualisme était bestialement rejeté par les personnes incarcérées à ses côtés (elle aurait été violée 3 fois en détention), aujourd’hui tous les hommes de la prison l’ont acceptée et la respectent. A tel point qu’elle est responsable de son équipe au sein des ateliers de l’établissement pénitentiaire.

Mais le corps de surveillance n’est pas aussi « réceptif » : des insultes, des noms d’oiseau sont quotidiens, auxquels il faut ajouter les vexations (refus d’achat de type soutiens gorges, maquillage, teinture etc.) qui couvrent les bons de cantine…ou même les courriers de l’un de ses avocats (à titre d’exemples : sur un bon de cantine, à l’achat d’une chemise de nuit, il a été rajouté la remarque « avec des pompons roses ? », blagues de potaches inadmissibles pour du personnel pénitentiaire en charge d’assurer la réinsertion des personnes condamnées) ; rature sur l’enveloppe de son avocat qui avait indiqué « Mademoiselle Chloé  » (Mademoiselle fut barrée etc).

Dernière attitude de l’administration de cet établissement : une volonté manifeste de la transférer vers une autre prison alors que c’est le seul établissement où elle a pu rester plusieurs années consécutives, se faire accepter et trouver un conjoint.

Chloé ne pose aucun problème en détention. Elle ne porte aucun vêtement féminin (proscrits dans cet univers masculin…alors qu’elle dispose d’un certificat médical pour en porter, et que ces vêtements ont beau lui être interdits, ils sont portés par le personnel féminin pénitentiaire !), ne porte aucun accessoire « outrancier » ou pouvant « aguicher » les hommes de l’établissement.

Elle vit sa vie, de recluse criminelle, à l’ombre de tout incident.

Elle veut vivre, accomplir sa peine, en tant que femme mais elle en est empêchée.

Empêchée d’une part par le corps médical en charge de l’examen de sa demande de changement de sexe (ses premières automutilations remontent à plus de 7 ans et aucune opération définitive n’est intervenue !), mais aussi par une administration où la virilité, la bêtise, et la bestialité de l’humanité semblent être les maitres mots.

« C’est inhumain de la laisser dans une telle situation de souffrance » rapportait un surveillant de cet établissement à Ban Public.

S’automutilant régulièrement tant qu’on ne lui aura pas enlever totalement ce qu’elle appelle elle-même « ce truc  », le corps médical en charge d’examiner sa demande vient de la rejeter après plus de 28 mois d’attente- contre 24 mois prévus par les textes. « Dites-moi où est l’entrée du cirque que je puisse m’y exhiber ! » écrit Chloé à un des médecins la suivant.
Contacté par nos soins, plusieurs transsexuelles nous ont indiqué que cette brillante équipe serait composée « d’anti-trans primaires qui n’hésitent pas à écrire que « ce sont des êtres qui une fois terminées ne ressemblent à rien. » » Après 6 années d’hormonothérapie, elle est donc prétendante à l’opération, mais au sein de cette équipe « on peut laisser jusqu’à dix ans des trans sous Androcur et hormonothérapie, s’ils ne crèvent pas avant avec un foie en béton, ce sont de bons candidats à l’opération  ».

Pacsé avec un homme du même établissement, celui-ci devient désormais l’objectif pour faire craquer Chloé.
« Monsieur, le problème pour votre réinsertion, c’est Chloé  », a-t-il pu entendre. « Vous serez plus heureux quand elle sera partie. Il faut qu’elle soit transférée. »
Alors que l’exécution de la peine doit assurer le maintien des liens familiaux et qu’implicitement le Tribunal administratif de Paris a admis que deux détenus, pacsés et exécutant leur peine dans la même cellule ont droit à une vie de famille normale, au sens de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.

L’autorité judiciaire de Caen n’est pas non plus empreinte de toute critique [2].

L’administration n’en veut plus : l’opération ayant été refusée, elle reste un homme en vertu de son sexe, et en dépit de son changement d’identité civile. Son genre n’est donc jamais pris en considération. C’est un paquet encombrant qu’il convient de ne plus croiser dans les couloirs de cette prison, que le transsexualisme et l’homosexualité dérangent (Voir ici).

Chloé doit-elle davantage subir la peine prononcée par les juridictions de jugement ?

Elle qui a été violée, agressée, rackettée, manipulée, maltraitée, insultée, mourante par deux fois, s’est faite une vasectomie elle-même, s’est découpée ses testicules pour que le traitement hormonaux agisse mieux, qui a perdu la moitié de la vue, s’est vue entendre dire qu’elle était la transsexuelle qui avait le plus souffert pour arriver au protocole médicale.

En dépit de cela, et contrevenant aux expertises de deux psychiatres, l’opération définitive lui a été refusée.

Dès lors, si les vexations et insultes quotidiennes paraissent sans conséquences face à la douleur physique ressentie, à ce jour, elles ne peuvent qu’accabler davantage Chloé.

Ban Public réaffirme son indignation quant aux comportements allégués et à l’inhumanité dont font manifestement preuve le corps médical en charge de l’examen de la demande de Chloé, ainsi que le personnel de surveillance du Centre Pénitentiaire de Caen, non exempt de précédents (Voir ici).

Ban Public demande que les autorités saisies agissent au plus vite afin que toute la lumière soit faite dans ces affaires et que Chloé puisse exécuter sa peine dans des conditions sereines.

Ban Public exige que l’administration pénitentiaire prenne ses responsabilités quant au comportement du personnel de Caen.

Ban Public affirme que le transfert de Chloé ou de son partenaire aura des conséquences dramatiques pour l’un comme pour l’autre.

Ban Public rappelle que «  le droit ne s’arrête pas aux portes des prisons.  » (Cour EDH, Ch. 28 juin 1984, Campbell et Fell c. Royaume-Uni, Req. n° 7819/77 § 67-73)

Ban Public rappelle également que :

1. Les propos, insultes, menaces et discriminations en raison de l’orientation sexuelle sont punis par la loi pénale.
2. Le code de procédure pénale impose aux personnels pénitentiaires d’agir avec respect à l’égard des personnes incarcérées.

Les articles D219 et D220 du Code de procédure pénale disposent :

• Les membres du personnel doivent, en toute circonstance, se conduire et accomplir leur tâche de telle manière que leur exemple ait une bonne influence sur les détenus et suscite leur respect.
Ils doivent s’abstenir de tout acte, de tout propos ou de tout écrit qui serait de nature à porter atteinte à la sécurité et au bon ordre des établissements et doivent remplir leurs fonctions dans des conditions telles que celles-ci ne puissent préjudicier à la bonne marche des procédures judiciaires.[…] (D219 CPP, al.1 et 2)
• Indépendamment des défenses résultant de la loi pénale, il est interdit aux agents des services déconcentrés de l’administration pénitentiaire et aux personnes ayant accès aux établissements pénitentiaires :
- de se livrer à des actes de violence sur les détenus ;
- d’user, à leur égard, soit de dénominations injurieuses, soit de tutoiement, soit de langage grossier ou familier […] (D220, al.1 et 2)

La loi du 24 novembre 2009 dite loi pénitentiaire a créé un code de déontologie à l’égard du personnel pénitentiaire dont les articles suivants sont issus :
• Article 3
L’administration pénitentiaire s’acquitte de ses missions dans le respect de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, de la Constitution, des conventions internationales, notamment la convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, et des lois et règlements.
Les valeurs de l’administration pénitentiaire et de ses membres résident dans la juste et loyale exécution des décisions de justice et du mandat judiciaire confié et dans le respect des personnes et de la règle de droit.

• Article 6
Tout manquement aux devoirs définis par le présent code expose son auteur à une sanction disciplinaire ou au retrait, dans les conditions fixées par le code de procédure pénale, du titre en vertu duquel il intervient au sein des services de l’administration pénitentiaire, sans préjudice, le cas échéant, des peines prévues par la loi pénale.

• Article 13
Le personnel qui serait témoin d’agissements prohibés par le présent code doit s’efforcer de les faire cesser et les porter à la connaissance de sa hiérarchie. Si ces agissements sont juillet constitutifs d’infractions pénales, il les porte également à la connaissance du procureur de la République.

• Article 15
Le personnel de l’administration pénitentiaire a le respect absolu des personnes qui lui sont confiées par l’autorité judiciaire et de leurs droits. Il s’interdit à leur égard toute forme de violence ou d’intimidation. Il ne manifeste aucune discrimination. Il ne doit user ni de dénomination injurieuse, ni de tutoiement, ni de langage grossier ou familier. Il manifeste le même comportement à l’égard de leurs proches.

Ban Public rappelle la position de Thomas Hammaberg, Commissaire aux Droits de l’Homme dans son document « droit de l’Homme et identité de Genre » du 29 juillet 2009 et ses recommandations aux Etats membres, dont la France, pays des droits de l’Homme, n’a guère fait application

Ban Public alerte toutes les autorités compétentes, tous les journalistes, et tous les citoyens pour que cette situation soit dénoncée.

Contact Presse :

[1] On peut regretter toutefois que le législateur n’est pas rendu les avis du contrôleur contraignants

[2] Si elle est parfois prompte à poursuivre devant les tribunaux le comportement de certains détenus, il est à noter que depuis un an, Ban Public a été avisé d’une part de poursuites sur une infraction imaginaire (entrainant la nullité des poursuites contre le détenu et mettant à néant son projet de transfèrement), ou d’un classement sans suite pour les insultes subies par deux détenus de l’établissement.
Pourtant, la Constitution ne lui indique-t-elle pas qu’elle est gardienne de la liberté individuelle ?
Ajoutons à cela, une application des peines qui rejette tous les aménagements de fin de peine (alors qu’il est démontré que c’est la meilleure solution pour lutter contre la récidive et assurer les intérêts de la société et des condamnés), qui refuse une demande de permission de sortie alors qu’un certificat médical est produit, mais aussi un tribunal administratif qui est sourd aux demandes des prisonniers (froid glacial dans les cellules disciplinaire et refus du tribunal administratif pour faire constater ces conditions, absence de notifications de décisions de sanction empêchant tout recours devant les tribunaux, détenus faisant office de gardes malades etc.)



La journaliste Audrey Pulvar agressée à Paris par un groupe hurlant «Le Pen président»


La journaliste de France Inter Audrey Pulvar et son compagnon, Arnaud Montebourg, ont été pris pour cible mardi soir à Paris par des fachos scandant des slogans favorables au FHaine et des injures antisémites. «Rentrant à pied avec mon compagnon, nous avons été pris à partie par une quinzaine d'individus. Aux cris de la France aux Français et autres "Le Pen président"», a raconté la journaliste mardi dans la soirée aux quelques 6000 abonnés de son compte Twitter.



 
«Nous avons essuyé des jets de verres qui se sont brisés dans notre dos avant intervention de quelqu'un du personnel à moins que ce ne soit le chef de la meute ?», a-t-elle poursuivi. Et la chroniqueuse de l'émission On n'est pas couchés (France 2) de décrire une scène qui aurait pu se finir beaucoup plus mal: «On sortait d'un resto ils étaient devant un bar (...) La seule chose à faire c'était continuer de marcher sans répondre. (Quand vous) avez 15 mecs qui vous chantent "beau, blanc, rouge la France aux français, juden juden juden..." et qu'on vous balance des verres à la tête...».
 
Evoquant le profil des individus, Audrey Pulvar écrit en réponse aux questions de plusieurs abonnés Twitter: «Ce sont semble-t-il des personnes interdites de stade. Je n'en dirai pas + pour le moment pour ne pas compromettre le travail des policiers». Et pour la journaliste, pas de doutes, il s'agit bien de sympathisants du FHaine  «Un groupe qui hurle "Le Pen président", ce sont des électeurs d'Eva Joly déguisés ?». «Mme Le Pen, cautionnez-vous?», interpelle-t-elle d'ailleurs, toujours sur Twitter, la candidate du FHaine.
 
Mention spéciale des commentaires ignobles pour Louis Alliot, numéro 2 du FN et compagnon de Marine Le Pen, qui a posté cette réponse « Une provocation de plus, par des agents rémunérés, pour nuire une nouvelle fois à la campagne de Marine Le Pen »



 
Et pour Eric Normand, conseiller national de l'UMP qui a poste ce commentaire « Pulvar-Montebourg agressés à Paris c’est malheureux. Mais a force de stigmatiser les gens en les insultants ça arrive »



Un détenu se suicide à la prison de Longuenesse (62)


La semaine dernière, un détenu de la prison de Longuenesse a mis fin à ses jour. Les faits se sont produits dans la nuit de jeudi à vendredi dernier. Lors d'une ronde, un surveillant a constaté qu'un détenu était accroché par le cou à un barreau de la fenêtre de sa cellule. Il était trop tard, la mort avait fait son œuvre. L'homme avait utilisé un lacet pour se pendre.

Il s'agissait d'un trentenaire, originaire de Sangatte. Il était en détention depuis le 11 mai 2011 et purgeait deux peines, l'une pour recel, l'autre pour conduite d'un véhicule sans permis. Il était libérable au début de l'année prochaine.

Encore une fois cela montre la faillite et de l’inhumanité du système carcéral… Le groupe de Béthune se permet de présenter toutes ces condoléances aux proches et à la famille de cette victime de cette société et de système carcéral.


   


Noyelles-sous-Bellonne (62) et la « participation citoyenne » ou comment la délation devient officielle


Hier a été  lancé à Noyelles-sous-Bellonne, la « participation citoyenne », un dispositif nouveau mis en oeuvre dans le Pas-de-Calais. 

Cet immonde dispositif qui rappel les heures noires de la collaboration à pour but ignoble de renforcer l'efficacité de l'action des forces de l'ordre dans la lutte contre la délinquance. Il fait appel à des citoyens volontaires, soucieux de la sécurité de leur commune et pour qui la délation est devenue une qualité et un art de vivre...

Le concept a d'abord été expérimenté dès septembre 2011 auprès des compagnies de Béthune et de Saint-Omer, dans des communes favorables à cette mise en œuvre, puis étendu à l'ensemble des compagnies de gendarmerie du département dès le mois décembre 2011.

Les habitants de Noyelles-sous-Bellonne ont fait le choix de la participation citoyenne. Pour la première fois dans le Pas-de-Calais, ce mardi 28 février, un protocole a été signé entre le préfet, le commandant du groupement de gendarmerie départementale et le maire de la commune, qui officialise et entérine ce dispositif. Les référents citoyens, et les représentants de la gendarmerie (commandants de compagnie et de brigade territoriale autonome) y ont été associés.

Ce dispositif,  c’est le retour de la lettre anonymes officialisée et de la délation honorée. C’est Laval qui doit être contant de là où  il est…



Billet d'humeur du mercredi 29 février 2012 (La journée d’actions syndicales européennes)


En ce mercredi 29 février 2012, quoi de neuf en ce monde??? Aujourd’hui, à l'appel de l'ensemble des syndicats regroupés au sein de la Confédération européenne des syndicats, doit avoir lieu une journée d'action. Le but annoncé est de faire pression sur les dirigeants politiques de l'ensemble des pays, à la veille du sommet de mars 2012 qui doit entériner la généralisation de l'austérité dans tous les pays.

« Les travailleurs paient le prix fort d'une crise qu'ils n'ont pas causée, alors que le monde de la finance et les spéculateurs s'en sortent indemnes », dénoncent les syndicats. Et il est juste d'affirmer, au nom de l'ensemble des travailleurs d'Europe, le refus de l'austérité, de la baisse des salaires, du démantèlement de la protection sociale, de la flexibilité à outrance, de la baisse des pensions. Mais encore faudrait-il que cela ne se limite pas à une pétition de principe, sans chercher à aller vers une vraie mobilisation des dizaines de millions de travailleurs victimes des agressions patronales et gouvernementales.




Or, si l'appel est commun pour tous les pays, nulle part, pas plus en France qu'ailleurs, les dirigeants syndicaux n'œuvrent à faire de cette journée une démonstration de force de la classe ouvrière européenne. Cette journée, comme toutes celles organisées depuis des mois, semble surtout devoir servir à rappeler aux dirigeants politiques l'existence d'appareils syndicaux demandant à être associés aux décisions en cours. D'ailleurs, en France, les dirigeants syndicaux ont dans leur besace une série d'autres « initiatives » locales de portée tout aussi limitée.




Une manifestation qualifiée d'« internationale » va être organisée ce jour-là à Bruxelles, tout comme des manifestations dans certaines villes. Mais c'est une lutte pour changer le rapport de forces qu'il serait vital d'entreprendre pour tous les travailleurs d'Europe face à leurs ennemis communs, les gouvernements et les capitalistes qu'ils servent.

Alors, que cela soit au moins l'occasion, au moment où de toute part on embouche les trompettes nationalistes en vue de masquer les responsabilités de la situation imposée aux classes populaires, de réaffirmer que la classe ouvrière est unie au-delà des frontières. Ses ennemis communs sont les grands groupes capitalistes, qu'ils soient financiers, industriels ou autres. Et face à eux la classe ouvrière, à l'échelle du continent, représente une force énorme qui, si elle prend conscience de sa puissance, peut mettre en échec toutes les attaques.

Voila encore un jour en ce beau monde….allez allez circulez il y a rien à voir.



mardi 28 février 2012

Des tags à caractère raciste découverts sur la façade de la mosquée d'Escaudain (59)


Hier matin, des tags à caractère raciste et nationaliste ont été découverts sur la façade de la mosquée d'Escaudain (Denaisis). L'émotion est d'autant plus vive qu'il y a une quinzaine de jours, des actes du même genre avaient été perpétrés sur les murs de l'église et du foyer laïque du village.

C'est probablement dans la nuit de samedi à dimanche que ces actes de vandalisme ont été commis. « Pendant les vacances, nous organisons des activités pour les enfants. C'est ce matin (hier), vers 9 h qu'on a découvert les inscriptions : le chiffre 88, une croix gammée et un sigle nationaliste sur la façade de notre lieu de culte. En 2004, nous avons déjà été victimes de tels faits et il y avait même eu des coups de fusil » indique le responsable des relations publiques, Soufiane Iquioussen.

Toute la communauté musulmane est sous le choc, comme le maire, Jacky Laure, qui s'est aussitôt dépêché sur les lieux. « Décidément, ça continue, il va falloir y mettre un terme. Je déplore que de tels actes puissent se produire dans notre commune. Il y a d'autres façons de s'exprimer que de s'en prendre à des lieux de culte. D'autant que tout ça à un coût. Il faut prendre les devants et agir fermement. Je compte sur la mobilisation et la vigilance de tous les Escaudinois. J'apporte mon soutien total à la communauté musulmane escaudinoise. »




Escaudain: profanation de la mosquée par France3 Nord-Pas-de-Calais



Communiqué de la LGP Lille suite a l’affaire Vanneste (UMP) et à l’investiture de son bras droit Gérald Darmanin


Vous trouverez ci dessous le communiqué de presse de la LGP Lille (Lesbian & Gay Pride Lille) suite à l’ affaireVanneste (UMP) et à l’investiture de son bras droit Gérald Darmanin.


COMMUNIQUE DE PRESSE LGP LILLE

« A TOURCOING: LES ILLUSIONNISTES DE L'UMP 
DANS LEURS GRANDES MANŒUVRES »

Après avoir hurlé d'indignation contre les propos négationnistes et homophobes du député Vanneste, qui a affirmé que «la déportation pour motif d'homosexualité n'est qu'une légende» et après avoir promis l'exclusion et la désinvestiture de ce scandaleux parlementaire, les tontons flingueurs de l'UMP sont devenus des saints rédempteurs en autorisant Christian Vanneste à quitter son parti  en toute IMPUNITE. Quant à sa désinvestiture: c'est fait! Qui est le candidat officiel de l'ump? C'est naturellement Gérald Darmanin, qui n'est autre que le dauphin et bras-droit du député désinvesti.

Au cours de l'émission «La Voix est libre» du samedi 25 février sur France3, aux questions qui sont posées à M. Darmanin sur les propos  de son ami Vanneste, il répond: «ça n'intéresse pas les français». Les journalistes insistent en rappelant les propos injurieux tenus par M. Vanneste  à l'encontre des homosexuels depuis plusieurs années et demandent à M. Darmanin s'il les condamne. Après quelques secondes de silence ce dernier ne daigne pas répondre et change de sujet tout en réaffirmant son amitié et sa confiance en M. Vanneste, car il lui doit sa carrière politique.

Nous ne sommes pas dupes devant le fait accompli de ces manœuvres électoralistes et clientélistes. Comment faire confiance à l'UMP qui ne respecte pas ses engagements et qui, comme en 2007, nous embarque dans un tour d'illusionnisme. Cette année-là , le candidat Vanneste (condamné par l'UMP pour ses propos homophobes) se présentait dans la 10ème circonscription du Nord sous l'étiquette CNI (très proche de l'UMP), n'ayant donc aucun adversaire UMP contre lui, sa réélection était servie sur un plateau.

Les personnes LGBT (Lesbiennes, Gays, Bi et Trans) doivent sanctionner très sévèrement cette famille politique Darmanin-Vanneste en appelant  tous les tourquennois de la 10ème circonscription à les éliminer dès le 1er tour des prochaines élections législatives.

C'est une question d'honneur et de solidarité pour toutes les personnes LGBT qui ne veulent plus être insultées, humiliées et dévalorisées par des politiques qui, au lieu de servir la République, la salissent et la déshonorent.

Le bureau de la LGPLille (Lesbian & Gay Pride Lille)



La France devant la Cour européenne de justice pour la pollution de ses eaux


Bruxelles a annoncé lundi son intention de poursuivre la France devant la Cour européenne de justice pour ne pas avoir pris de dispositions suffisantes afin de lutter contre la pollution des eaux par les nitrates.

Une directive européenne , datant de 1991, impose pourtant aux Etats membres d'identifier les eaux touchées, ou susceptibles d'être affectées par la pollution qu'engendrent les nitrates contenus dans les fertilisants agricoles. Or, la Commission européenne reproche à Paris de ne toujours pas l'avoir appliqué correctement. La directive impose également des périodes de restrictions pour l'épandage de fertilisants et d'engrais agricoles.

"La Commission a adressé un avis motivé à la France le 26 octobre 2011, l'exhortant à prendre rapidement des mesures pour redresser la situation. La France a accepté de modifier sa législation, mais les progrès lents et insuffisants ont conduit la Commission à renvoyer l'affaire devant la Cour européenne de justice", explique l'organe exécutif européen dans un communiqué.



Manifestation pour l’arrêt des expulsions et le droit au logement pour tous, à Lille, le 10 mars 2012


Pour l’arrêt des expulsions et le droit au logement pour tous, le groupe de Béthune de la Fédération Anarchiste se joindra aux APU (Ateliers Populaires d’Urbanisme) de Moulins, de Wazemmes, du Vieux Lille et d’autres signataires lors de la manifestaion du samedi 10 Mars 2012 à 14H30 place de la republique a Lille. Venez nombreux.


Cliquez sur limage pour lire l'appel a cette manifestation

En Belgique des miliciens investissent une usine en grève


L'intervention musclée d'une vingtaine de membres d'une société allemande de sécurité recrutés par la direction dans une usine belge en voie de délocalisation a provoqué un tollé lundi en Belgique. Dimanche après-midi, ces hommes vêtus de noir, portant des cagoules et des gilets pare-balles et armés de matraques et de bombes lacrymogènes, ont investi l'usine de l'équipementier automobile Meister Benelux de Sprimont, dans le sud-est du pays.

Ces hommes appelés clairement «les miliciens» par les  médias belges, avaient pour mission de «récupérer» les pièces produites ces derniers jours. Mais les salariés, qui craignent la fermeture de leur site après l'annonce du transfert à l'étranger d'importantes commandes, n'entendaient pas les laisser sortir. Depuis plusieurs jours, la concertation était au point mort et l'ambiance tendue. Mercredi, la direction avait été séquestrée dans ses locaux par les syndicats pendant quelques heures.

Les «gros bras» venus du pays voisin ont molesté «deux ou trois ouvriers qui tentaient des les empêcher de rentrer dans l'usine», a dénoncé un responsable syndical, Gabriel Smal. Les membres du «commando» se sont alors retrouvés enfermés dans l'usine par une centaine de salariés et responsables syndicaux appelés en renfort. Ils ont été évacués par la police dans la nuit de dimanche à lundi, laissant derrière eux les pièces convoitées.

Lundi, les syndicats de Meister Benelux ont déposé plainte au civil et au pénal, pour dénoncer des «agissements indignes d'un Etat démocratique». «Ces actes s'apparentent à de véritables méthodes terroristes et de sauvageries totalement inconnues dans notre système de concertation sociale», a déclaré le délégué syndical.

De son côté, la ministre de l'Emploi, Monica De Coninck, a condamné «avec la plus grande fermeté» cette intervention. Elle a estimé que «le recours à ce que les différents témoignages qualifient de "milice privée" et la violence avec laquelle celle-ci semble avoir opéré relèvent d'un comportement inqualifiable digne d'un autre temps et contreviennent aux principes fondamentaux de notre Etat de droit». Ce qui nous laisse bien rire car en France comme en Belgique les gouvernements sont dans les mains d’un patronat, qui ne cherche qu’a augmenter ses profits et celui de ces actionnaires peut importe les moyens.



Billet d'humeur du mardi 28 février 2012 (travail au noir au ministère de la justice)


En ce mardi 28 février 2012, quoi de neuf en ce monde??? Fraude au ministère de la Justice ? Le Parlement va s’intéresser cette semaine aux collaborateurs occasionnels de la Place Vendôme, selon les informations d’Europe 1. Ils sont 1.500 à être employés épisodiquement dans les tribunaux sans être déclarés, sans recevoir de salaire et sans cotiser aux organismes sociaux. Le Sénat va se pencher sur le sujet lundi et l’Assemblée nationale, mercredi.

Ces collaborateurs temporaires, qui s’occupent de tutelle, de traduction et même de médiation ou de rappel à la loi s’ils sont délégués du procureur, sont payés avec un simple chèque du Trésor public sans aucune autre formalité. Et ce, alors que selon un décret, datant de janvier 2000, toute personne travaillant ponctuellement doit être déclarée et régularisée.




Certains d’entre eux sont des retraités de la gendarmerie, de la police ou de la magistrature, d’autres sont encore salariés et quelques uns ne vivent qu'avec ces frais de justice. S'ils devaient être déclarés, leur rémunération serait diminuée de 17% à 20%.

Le garde des Sceaux s’est engagé, la semaine dernière, à régulariser la situation. Michel Mercier a promis que ce serait fait en 2013, bin voyons d’ici là l’affaire sera étouffée et continuera. Reste qu’il n’a donné aucune indication sur la manière dont il s’y prendrait. Chaque année, depuis douze ans, ce sont 20 millions d’euros qui échappent aux caisses de la Sécurité sociale. Cela nous prouve encore une fois la déviance de l’état,  qui est et restera le premier exploiteur de ce pays et le valet du capitalisme. Il est vraiment temps que la légion des plus démunis et le peuple tous entier se lèvent pour dire non à tous cela et instaurer une société libertaire plus juste et rappeler à toutes ces pisses vinaigres  la phrase de Louise Michel "C'est que le pouvoir est maudit et c'est pour cela que je suis anarchiste".

Voila encore un jour en ce beau monde….allez allez circulez il y a rien à voir.



lundi 27 février 2012

"The Artist" oscarisé et "The Racist" ?????




Une chaîne humaine contre Poutine sur seize kilomètres


L’opposition russe a mobilisé des milliers de personnes dimanche à Moscou, constituant une chaîne humaine le long du boulevard circulaire autour du centre-ville avec pour slogan « Ne laissons pas Poutine entrer au Kremlin », à une semaine de la présidentielle du 4 mars.

Les militants d’opposition, se tenant par la main, constituaient une chaîne pratiquement ininterrompue le long de ce périphérique d’une circonférence de 16 kilomètres, ont constaté plusieurs Journalistes de l’AFP.

Beaucoup de participants portaient des rubans blancs à la poitrine ou d’autres emblèmes de cette couleur, choisie par l’opposition comme le symbole de la contestation depuis les manifestations de décembre.La police de Moscou a estimé le nombre de participants à 11.000, l’opposition à 30.000.

Un des leaders de l’opposition libérale, Boris Nemtsov, s’est félicité de la réalisation de ce « cercle blanc » autour du centre de Moscou. « Ne laissons pas Poutine entrer au Kremlin », a-t-il lancé, dans un reportage de la chaîne de télévision privée Dojd, un des rares médias à couvrir la manifestation.

Alexeï Navalny, un leader nationaliste et pourfendeur de la corruption, l’ancien champion du monde d’échec Garry Kasparov, engagé dans l’opposition libérale, l’écrivain Boris Akounine, le leader du Front de gauche Sergueï Oudaltsov ont aussi participé au rassemblement.




Les manifestants se tenaient par endroit sur le trottoir, ailleurs étaient descendus sur la chaussée, faisant des signes de la main aux automobilistes. Nombre de voiture klaxonnaient en passant, certains conducteurs ralentissant pour faire des signes ou brandissant eux aussi par la fenêtre de leur véhicule des rubans ou écharpes blanches.

Des cars de police anti-émeute OMON étaient garés de place en place, ont constaté les Journalistes de l’AFP. Des hélicoptères se faisaient également entendre dans le ciel de Moscou. « Nous sommes venus parce que nous n’acceptons pas les fraudes qui ont eu lieu lors des législatives en décembre (remportées avec près de 50% par le parti au pouvoir Russie unie, ndlr), nous ne voulons pas que cela se reproduise le 4 mars », a déclaré à l’AFP Mikhaïl, un participant de 22 ans.

« Les gens sont venus parce qu’ils espèrent que cette fois leur voix sera prise en compte », a dit un autre participant, également Mikhaïl, 48 ans. « Nous voulons un gouvernement démocratique. Ce que nous avons en Russie s’appelle une dictature », a-t-il ajouté.

Selon l’agence Interfax, des manifestants pro-Poutine se sont rassemblés sur une portion du boulevard circulaire. « Poutine aime tout le monde! », disaient leurs pancartes ornées d’un coeur, selon l’agence.

La manifestation s’est achevée sans heurts. Une bagarre a cependant éclaté par la suite Place de la Révolution, près du Kremlin, où des militants d’opposition s’étaient rendus, selon Interfax.




Une autre manifestation a réuni dimanche environ 3.000 personnes à Saint-Pétersbourg, selon l’estimation d’une correspondante de l’AFP sur place.

Des manifestations ont également eu lieu dans d’autres villes de Russie, rassemblant notamment selon l’opposition plusieurs centaines de personnes à Ijevsk, Oufa, Saratov, Rostov-sur-le-Don, Tomsk, Kemerovo.

La présidentielle russe se tiendra le 4 mars dans un climat de contestation sans précédent depuis l’arrivée au pouvoir il y a plus d’une décennie de Vladimir Poutine, l’actuel Premier ministre qui ambitionne de revenir au Kremlin.

L’ex-agent du KGB, président de 2000 à 2008, est resté l’homme fort du pays après avoir laissé en 2008 la présidence à son subordonné Dmitri Medvedev, faute de pouvoir enchaîner plus de deux mandats consécutifs.

Les sondages lui accordent entre 50 et 66% d’intentions de vote, rendant probable son élection dès le premier tour comme en 2000 et 2004.




Les candidats aux élections pestilentielles au salon de l'agriculture


Les candidats aux élections pestilentielles 
au salon de l'agriculture





Une compagnie aérienne propose des salaires grecs à ses salariés licenciés

Aller travailler en Grèce pour un salaire réduit de 30% : c'est ce que propose la compagnie charter Air Méditerranée à une trentaine de ses salariés, pilotes, stewarts et hôtesses.


L'entreprise, qui s'apprête à licencier 85 membres de son personnel, a envisagé pour une trentaine d'entre eux un reclassement dans sa filiale grecque, Hermès Airlines. A Athènes, et donc au tarif grec.

Le délégué du Syndicat national des pilotes de ligne, Denis Roumier, avance ainsi qu'un commandant de bord touchant 6.000 euros en France gagnerait en Grèce 3.700 euros. Stewarts et hôtesses, payés au SMIC, empocheraient eux... 900 euros mensuels.

Les licenciements avaient été annoncés fin 2011. Raison invoquée par la compagnie,  réduire ses coûts pour affronter la concurrence des compagnies d'Europe de l'Est. En parallèle, Air Méditerrannée entend développer sa filiale grecque, ce qui lui permettrait de financer une main d'œuvre à plus bas coût.



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Brutale expulsion de travailleurs sans papiers dans les locaux de l’unité territoriale Nord-Lille



BRUTALE EXPULSION DE TRAVAILLEURS SANS PAPIERS DANS LES LOCAUX DE
L’UNITE TERRITORIALE NORD-LILLE (DIRECCTE NPDC)

le 23 février 2012, quelques dizaines de femmes, d’hommes et d’enfants sans papiers sont entrés pacifiquement et courtoisement dans les locaux du ministère du Travail, rue Gambetta à Lille pour en occuper la cafeteria et demander une entrevue au préfet.

La seule réponse, du préfet a été d’envoyer immédiatement les services de police qui se sont attachés à les expulser brutalement.

Alertés par les cris, les agents du ministère sont sortis de leur bureau se rendre compte de ce qui se passait et témoigner de leur solidarité. Ils ont été scandalisés par une telle brutalité dans la réponse et dans les méthodes :

- une personne a été trainée dans les escaliers, certains policiers n’hésitant pas à lui écraser les mains pour le faire avancer
- d’autres ont tenté d’arracher un enfant des bras de sa mère
- cette violence a provoqué un malaise chez une femme enceinte nécessitant l’intervention urgente des pompiers.

Face à une telle violence, les travailleurs Sans Papiers sont finalement sortis des locaux aussi pacifiquement qu’ils y étaient entrés. Les organisations syndicales CGT, SNUTEFE-FSU et SUD sont outrées par un tel déploiement des forces de Police dans les locaux mêmes de l’administration du Travail, chargée de la protection des travailleurs avec ou sans papiers.

Nous condamnons l’attitude du Préfet qui a préféré la violence au dialogue demandé par les Sans papiers. Nous soutenons entièrement le combat et les revendications des travailleurs sans-papiers.

A Lille, le 23 février 2012





NKM estime le prix du ticket de métro à 4 euros


La porte-parole du candidat Zebulon 1er, Nathalie Kosciusko-Morizet, s'est trompée sur le prix d'un ticket de métro, l'évaluant à "4 euros", au lieu de 1,70 (tarif parisien), vendredi sur Europe 1. NKM répondait à une question d'un auditeur lui demandant: "Vous, la porte-parole du candidat du peuple' (qualificatif utilisé par Zebulon 1er, ndlr), pouvez-vous dire quel est le prix d'un ticket de métro?"

Après avoir hésité, elle a répondu "4 euros et quelques". Alors qu'on lui faisait remarquer que c'était "1,70" euro (pour le métro parisien), elle a admis: "raté". "Quand on est ministre, on prend peu le métro, c'est vrai, je le reconnais. Et quand on le prend, on a le métro gratuit, notamment quand on est ministre des Transports. Donc mea culpa, mais ça fait bien longtemps que je n'ai pas acheté un ticket de métro", a-t-elle expliqué un peu plus tard. No comment… on ne préfère pas répondre, on n’aime pas vexer.



Billet d'humeur du lundi 27 février 2012 (Les déblatérations de Jean Marie Le Pen)


En ce lundi 27 février 2012, quoi de neuf en ce monde??? Jean-Marie Le Pen s'est invité dans la campagne pestilentielle, la première depuis trente ans à laquelle il ne participe pas. Il y avait de la violence dans l'émission du président d'honneur du FHaine sur Radio France hier soir, surtout lorsqu'il s'est mis à parler (on oserait même dire divaguer) de la situation en Syrie. Du haut de ses 85 ans, Le Pen juge bon de défendre Assad et son régime. Il se permet de nier la réalité et l'ampleur des massacres perpétrés par un régime sanguinaire. Il passe par pertes et profits les risques encourus, parfois au péril de leur vie, par les journalistes qui tentent sur place de raconter l'indicible. Tel un Ponce Pilate des temps modernes, il s'en lave les mains et renvoie tout le monde, rebelles et régime, dos à dos. Et, comme souvent chez lui, il convoque l'Histoire, le souvenir des bombardements de la Seconde Guerre mondiale, pour relativiser un massacre qu'il refuse de voir, encore plus de condamner.




La sympathie du fondateur du FHaine pour les dictateurs arabes n'est pas nouvelle. Il avait en son temps défendu la cause de Saddam Hussein, il regrette aujourd'hui le colonel Kadhafi. Fascination pour des régimes musclés ? Sympathie pour des ennemis mortels d'Israël ? Un peu de tout cela, sans doute. Mais la question qui intéresse aujourd'hui, alors que Le Pen n'est plus candidat, est de savoir pourquoi il continue à tenir publiquement de tels propos et que personne ne trouve rien a dire. Ce n'est pas la première fois dans la campagne. Il avait, voici quelques semaines, ironisé sur la Seconde Guerre mondiale, « un détail des chambres à gaz ». C'est à croire que le père s'acharne à torpiller la stratégie de fausse dédiabolisation mise en place par la fille. Une enquête qui vient de paraître sur le FHaine vu de l'intérieur fait la démonstration que cette dédiabolisation n'est que de façade.

Et histoire de nous montrer une  bonne fois pour toute que le FHaine n’a pas changer d’un iota. Jean-Marie Le Pen relit l'extrait du poème de Brasillach (déjà cité lors du meeting du FHaine à Lille) et présente l'auteur collaborationniste comme un « jeune journaliste de 34 ans fusillé à la Libération pour ses articles». Et enfin de conclure, en citant Mussolini et en lâchant : «Beaucoup d'ennemis, beaucoup d'honneur.» «Molti nemici, molto onore», en Italie.




 Amis il suffit que ce vieux « facho » déblatère  sa haine et sa provocation. Alors nous nous devons de dénoncer cela et de montrer aux gens que le FHaine même édulcoré par la fille ne sera et ne restera qu’un ramassis de fascistes  nostalgiques de Vichy et du 3ème Reich.  Jamais leurs théories  ne doivent être banalisées comme cela se passe aujourd’hui car bien que l’obersturmführer Gueant  ait qualifié le FHaine de "nationaliste" et "socialiste", il n’en purge pas moins pour son compte et celui de Zebulon 1er les idées les plus puantes et xénophobes. Nous devons rester  vigilants car la bête immonde remontre le bout de son nez et nous nous devons de la renvoyer dans sa tanière.

Voila encore un jour en ce beau monde….allez allez circulez il y a rien à voir.



dimanche 26 février 2012

Manifestation pour le droit au logement et l’arrêt des expulsions le 10 mars à Lille


Les loyers et les charges liées au logement (eau, gaz, électricité, chauffage..) ne cessent d’augmenter. Par contre, les ressources des familles déjà durement touchées par la crise baissent et le chômage explose. Les expulsions de locataires sont de plus en plus nombreuses et le droit au logement n’existe plus. L’expulsion est une pratique barbare qu’il faut abolir. Le marché n’a qu’un seul objectif : permettre à ceux qui ont déjà de l’argent d’en gagner encore plus. Le logement est un droit fondamental qui doit sortir de cette logique de marché. L’État a dépensé notre argent pour aider les banques et les patrons. Il doit aujourd’hui le reprendre pour permettre l’accès à tous à un logement pérenne. Quelles que soient nos ressources ce logement doit correspondre à nos besoins, à nos aux souhaits nous permettre de nous épanouir. Il faut que disparaissent les dispositifs de contrôle social : nous n’avons pas besoin qu’on nous impose un accompagnement social, nous voulons des logements et les moyens de vivre dignement ! C’est l’indignation, la colère qui doivent nous guider. C’est la justice sociale et non la charité que nous réclamons !

Nous exigeons :

-l’arrêt des expulsions,
-le droit au maintien dans les lieux,
-l’application de la loi de réquisition,
-le droit à un logement décent pour tous,
la construction de logements sociaux accessibles à tous (PLAI),
-l’arrêt des démolitions de HLM sans construction préalable,
-le libre choix de son quartier de résidence,
-l’encadrement des loyers et des charges locatives du secteur privé et public.

Stop à la résignation ! Organisons notre combat !

Manifestation unitaire samedi 10 mars 2012 (14h30, place de la République, Lille)
organisée par les Ateliers Populaires d’Urbanisme (APU Moulins, Wazemmes & Vieux-Lille),
la CNL 59/62 et l’INDECOSA CGT, premières organisations présentes
à la réunion inter-associative du 9 février 2012.



Vidéos de Claire Checcaglini auteure de « Bienvenue au Front – Journal d’une infiltrée. »


Vous trouverez ci-dessous des vidéos affligeants et éloquentes de Claire Checcaglini  lors de son interview à  Mediapart . Cette dernière s’explique sur son infiltration au FHaine dans les Hauts-de-Seine, dont elle a fait un livre intitulé « Bienvenue au Front – Journal d’une infiltrée. », qui sortira le 27 février 2012.

Ce témoignage prouve encore une fois la xénophobie et le racisme du FHaine de la Le Pen family.




La stratégie du FHaine sur l'islam et la laïcité 




Le FHaine et les Arabes 




Le FHaine et «l'islamisation» 




La soirée de gala des universités d'été FHaine

La Réunion, les prix de l'essence et de l'électricité vont baisser


Après plusieurs nuits de révoltes, conséquence du ras-le-bol général des Réunionnais sur le prix de l'essence et de la «vie chère», une réunion d'urgence convoquée à la préfecture a abouti, à toute une série de mesures visant à ramener le calme dans le département d'outre-mer.

Dans un permier temps le prix de l'essence va baisser. Jusqu'à la fin de l'année, le prix du litre perdra 8 centimes. Le président du conseil régional, Didier Robert, a présenté un projet de suppression totale de l'«octroi de mer» sur le carburant, une taxe locale qui rapporte 24 millions d'euros par an, perçue par la Région et répartis ensuite entre les collectivités (département et communes). L'effort sera donc collectif.

Puis Un effort sur la facture d'électricité. Un tarif social pour l'électricité va être mis en place pour les familles percevant les minima sociaux et les salaires jusqu'à 1,4 Smic. Cela devrait représenter une baisse de l'ordre de 40 % sur la facture d'électricité. EDF appliquera ces tarifs financés par le conseil général.

Et enfin le gel des prix sur 40 produits de première nécessité. La liste des produits concernés sera élaborée avec les distributeurs et les consommateurs, et publiée au 1er mars. Le conseil général précise que parmi ces produits, il y aurait «une dizaine de produits locaux, comme le lait, l'huile, les couches, l'eau de javel, le porc ou encore le poulet, qui baisseraient de 20 à 30%». Une mesure qui coûterait 23 millions d'euros à la collectivité. Mais le conseil général compte aussi sur l'effort des producteurs.

Pas sûr pourtant que les annonces dictées une à une par le préfet n'ait apaisé les manifestants venus chercher des réponses place de la préfecture. «Non, Non», ont-ils scandé, lorsque Jean-Hugues Ratenon, président de l'association «Alliance des Réunionnais contre la pauvreté» (proche du PCR) a dévoilé les mesures. Le maire de Saint-Leu Thierry Robert (MoDem), sifflé et hué, a été interrompu à plusieurs reprises.

Quant à Jean-Bernard Caroupaye, président local de la Fédération nationale du transport routier (FNTR), il a pu à peine s'exprimer, la foule scandant «préfet démission, préfet démission».Les partis de gauche continuent eux de réclamer une aide exceptionnelle de l'Etat soit une prime de 200 euros mensuels provisoire pour palier à la flambée des prix sur l'île ou un panier de la ménagère au prix pratiqué en métropole.

Ce qui est certain ? C’est qu’en cédant sur certain point, certes cela n’est pas suffisant.  Cela nous montre que l’état  a peur de la révolte du peuple. Cela devrait nous servir de leçon et nous permettre de ce rendre compte que nous pouvons nous révolter contre cet état capitaliste,  mais non pas pour récolter ses miettes mais pour définitivement le mette à  genoux et permettre au peuple de prendre les choses en main dans un monde libertaire et autogestionnaire.



Billet d'humeur du dimanche 26 février 2012 (ACTA ou comment un traité secret pourrait changer la face d’internet)


En ce dimanche 26 février 2012, quoi de neuf en ce monde??? Si le traité ACTA (Anti-Counterfeiting Trade Agreement) venait à être appliqué, l’internet tel qu’on le connait aujourd’hui serait radicalement changé. Le traité renforce de façon démesurée le pouvoir du copyright (ou du droit d’auteur, en l’occurrence la différence est insignifiante), forcera les fournisseurs de services sur internet à faire la police du copyright, rendant du même coup l’hébergement de contenus générés par les utilisateurs impossible à assumer financièrement, il mettra en place des sanctions pour les utilisateurs violant le copyright, comme de leur couper l’accès à l’internet après trois avertissements, et exigera que les supports informatiques soient inspectés aux frontières (disques dur, lecteurs mp3, etc.). Ceux qui contiendraient des fichiers copyrightés téléchargés de façon illégale seraient détruits, et leur possesseurs se verraient infliger une amende.

Parmi les informations qui ont fuité du traité ACTA, toujours en négociation, on trouve aussi la possibilité pour les ayants droits d’accéder aux informations personnelles d’un internaute, suspecté d’avoir téléchargé un contenu copyrighté, sans avoir besoin de recourir à un juge. En bref, Hadopi, à coté, ce n’est pas grand chose, mais c’est un bon début.

Les négociations autour du traité ACTA se font en dehors de tout cadre, aucune organisation internationale comme l’OMC ne les supervise. Elles ont commencé en 2006 entre les USA, la Commission Européenne, la Suisse et le Japon. Depuis, l’Australie, le Canada, l’Union Européenne, la Jordanie, le Mexique, le Maroc, la Nouvelle Zélande, la Corée, Singapour et les Emirats Arabes Unis se sont joints aux négociations.




Ce traité est négocié dans le plus grand secret, mais en mai 2008, Wikileaks.org a publié un document en révélant de nombreux éléments. C’est plus récemment que l’opinion publique a été alertée, grâce à l’EFF dans un premier temps, puis à ReadWriteWeb US en fin d’année dernière.

Beaucoup d’analystes en France voient le couple Hadopi/Loppsi comme un premier pas dans la mise en application du traité ACTA. Les récentes loi impactant l’usage de l’internet en Espagne et en Italie font penser que c’est une partie de l’Europe qui est en train de mettre en application ce traité, avant même qu’il soit signé.

Mais comme le montre les dernières évolutions législatives concernant Internet en Italie, ce n’est pas seulement le téléchargement ‘pirate’ qui est visé par ACTA, mais bien l’ensemble du web 2.0 et de la capacité qu’a donné l’internet à tous de s’exprimer (sans même parler du logiciel libre, nous reviendrons sur ce point ultérieurement). L’obligation faite aux services ‘web 2.0 de faire la police obligerait de facto la plupart des plateformes de blog à fermer, tout comme les autres sites proposant d’héberger gratuitement les contenus des internautes.

Le traité ACTA a donné lieu a 7 réunions de négociation jusqu’ici. Chose étonnante, la pression semble avoir au moins eu un effet : la transparence est enfin à l’ordre du jour. Google, qui s’est engagé pour la Net Neutrality et ne voit pas d’un bon œil le traité ACTA, a organisé une table ronde la semaine dernière à Washington D.C. pour débattre du projet de traité.

Le débat qui s’est tenu lors de cette table ronde a été particulièrement intéressant et agité. Réunissant des représentants des lobbies et des partisans des libertés numériques, les échanges ont été vifs, et ont portés sur l’aspect législatif, l’économie, les problèmes éthiques soulevés par le traité ACTA, mais surtout sur la transparence, demandée à corps et à cri par tous (ou presque).




Le représentant des lobbies, Steven Metalitz (avocat de la MPAA et de la RIAA), a longuement défendu le traité et la nécessité du secret de sa négociation. Une position difficile mais on ne peut que saluer l’effort de dialogue. Pour lui, le secret est une condition nécessaire à la négociation avec les pays étrangers (entendez, entre autre, l’Europe, qui semble être en train, dans certains de ses pays membres, de le mettre en application).

L’autre point défendu par Metalitz frise le ridicule quand il affirme que le traité ne nécessitera pas que les lois des pays signataires soient changées. En effet, dans la mesure où les points du traité font d’ors et déjà l’objet de loi telles qu’Hadopi et Loppsi (ou celle de l’économie durable en Espagne), on peut imaginer que d’ici à la signature du traité, les lois nécessaires à son application soient déjà en place.

En France, ACTA n’a fait l’objet de quasiment aucun article dans la presse officielle, et des sources nous ont fait savoir que le sujet était carrément censuré dans certaines rédactions. Aucun groupe parlementaire n’a demandé la moindre commission d’enquête.

Voila encore un jour en ce beau monde….allez allez circulez il y a rien à voir.