vendredi 24 août 2012

Le blog est mort vive le site du groupe Bethune-Arras de la Fédération Anarchiste

Bonjour a tous et toutes Tout a un début et une fin.

C'est pour cela que nous quittons ce blog sur Blogger pour des cieux autogérés et pour la création du site internet du groupe Bethune – Arras de la Fédération Anarchiste.

Ce nouveau site se nommera désormais « Noir Gazier » . Noir comme la couleur de l'anarchie et Gazier en souvenir de nos origines minières car le gazier était celui qui vérifiait la qualité de l'air dans les mines.

Tout comme nous qui traquons, à travers ce site, les relents empoisonnés 
de cette société capitaliste irrespirable

Alors retrouvons nous sur ce nouveau site ( http://www.noirgazier.lautre.net/ ). A tout de suite ….



jeudi 23 août 2012

Communiqué commun des organisations anarchistes sud-africaines à propos du massacre de Marikana, 19 aout 2012


Communiqué commun des organisations anarchistes sud-africaines (Tokologo Anarchist Collective, Zabalaza Anarchist Communist Front et Inkululeko Wits Anarchist Collective) à propos du massacre de Marikana, 19 aout 2012.

"L’ANC se démasque ! Des travailleurs assassinés !
Les capitalistes et les politiciens sont les coupables !
Assez des brutalités de la police.
Pas de justice, pas de paix. Ni Zoome, ni Malema, ni LONMIN!

La Constitution du pays garantit droits politiques et égalité. Il est assez évident que par contre les patrons et les hommes politiques font exactement ce qu’ils veulent. Ils nous piétinent. Comme ça a été démontré par les meurtres de mineurs en grève à la mine de Marikana de Lonmin commis par la police.

  • LES DROITS DE QUI ?

Gens ! Nous devons faire les comptes avec les faits. Le gouvernement de l’ANC (African National Congress, le parti de Mandela, ndt), et les grands capitalistes gèrent le spectacle. Le système rend les riches et les puissants encore plus riches et encore plus puissants.

Les travailleurs et les pauvres souffrent. Nous n’avons aucune protection. On travaille, mais on ne survit pas. Les prix des denrées alimentaires augmentent. Les prix de l’ESKOM (équivalent de l’EDF en Afrique du Sud, ndt) augmentent. Est-ce que nous devons payer ? Avec quoi ? Mais quand nous luttons, ils nous tirent dessus. 

  •  ANC / ETAT + PATRONS / ENTREPRISES = ALLIÉS

L’État utilise la force brute contre la majorité. Nous sommes en train de nous mobiliser pour exprimer nos revendications. Ceci est notre droit. Nous devons lutter pour vivre. Donc nous luttons contre les toutes les élites : celles qui contrôlent le gouvernement et celles qui contrôlent les entreprises comme la Lonmin.

Mais on nous fait taire avec des balles.

Bien que nous ne sommes pas d’accord avec toutes les actions des mineurs de Marikana, nous sommes toujours avec la classe ouvrière et avec les pauvres contres l’État et contre les capitalistes.

  • ANCYL = ANC = MASSACRE DE MARIKANA

L’ANC avait promis de changer le système. Au contraire, l’ANC en est devenue partie intégrante. L’ANC a pris la place du National Party (parti nationaliste blanc au pouvoir sous le régime de l’apartheid, ndt), NP dont l’ANC dénonçait en son temps l’oppression. Le NP tuait des travailleurs. Mais maintenant c’est l’ANC qui tue des travailleurs.

C’est inutile que l’ANCYL (Ligue de la jeunesse de l’ANC) fasse semblant de condamner les meurtres de la police ( voir son communiqué du 17 août 2012). L’ ANCYL fait partie intégrante du système de pouvoir de l’ANC.

Malema et d’autres dirigeants exclus de l’ANCYL veulent utiliser ces faits pour être réintégré au sein de l’ ANC- pour tenter de s’enrichir en mentant. Mais l’ANC a les mains qui ruissellent de sang.

Les dirigeants d’hier et d’aujourd’hui de l’ANCYL, (comme tous les dirigeants de l’ANC), veulent plus argent et pas plus liberté pour le peuple.


  • CAPITALISME NON MERCI !

Le capitalisme est un système de brutale exploitation et de souffrance. La classe ouvrière noire, coloured (NdT : terminologie sud-africaine pour désigner les métis) et Indienne souffre à cause de l’héritage de l’oppression nationale de l’apartheid et de la répression quotidienne du capitalisme et de la police. Mais la classe ouvrière blanche aussi est exploitée et opprimée.


  • COLLECTIVISER, PAS NATIONALISER

L’ANCYL utilise les meurtres de l’ANC pour reparler de la” nationalisation des mines et des autres secteurs stratégiques de l’économie.” Mais les faits de Marikana mettent à nu la vraie nature de l’État et du gouvernement, indépendément du parti au pouvoir : une machine meurtrière assoiffée de sang au service de la classe dominante composée à la fois des riches noirs et des riches blancs.

Le vrai contrôle ouvrier sur l’économie ne signifie pas en donner le contrôle aux entreprises (privatisations), ou aux usines d’État (nationalisation). Il signifie par contre le contrôle par le biais d’une réelle démocrate populaire sur l’économie par les conseils ouvriers et de quartier, au service des besoins de la population.


  • LA POLICE NE PEUT PAS ÊTRE CHANGÉE

Le rôle de la police est de réprimer et faire taire la classe ouvrière et les pauvres. Ce problème ne peut pas être résolu avec des commissions d’enquête -comme le pensent certains. Demandez à la famille d’Andries Tatane, (activiste tué par la police pendant une manifestation au Ficksburg, ndt) ! Et on ne peut pas non plus résoudre le problème avec les élections. Rappelons-nous de Sharpeville en 1960 (69 manifestants tués par la police), de Soweto en 1976 (700 manifestants tués et 4000 blessés par la police), de Uitenhague en 1985 (20 manifestants tués par la police), de Michael Makhabane, (tué par la police à Durban) en 2000, des travailleurs inscrits au syndicat SAMWU (South African Municipal Workers Union), quand en 2009, la police tira contre les grévistes, d’Andries Tatane en 2011… à Marikana en 2012. Au moins 25 manifestants et grévistes ont été tués depuis 2000 avant Marikana.


  • LE POUVOIR AU PEUPLE, PAS AUX ÉLECTIONS ET AUX PARTIS

Regardez Marikana. Les élections n’ont pas changé le système. Aller au gouvernement pour faire de la politique n’est pas la solution. Remplacer Jacob Zoomé par un autre dirigeant de l’ANC n’est pas une solution. Un nouvaul parti politique -même de “gauche” ou “des travailleurs”- n’est pas une solution. Aucun parti politique n’est la solution.


  • SYNDICATS: RÉVEILLEZ-VOUS !

Les syndicats des mineurs de Marikana, le NUM (National Union of Mineworkers) et l’AMCU (Association of Mineworkers and Construction Union) sont tombés dans le piège tendu par les politiciens au pouvoir et les patrons. Ils ont combattu l’un contre l’autre au lieu de combattre le vrai ennemi. L’unité est la force pour ne pas être divisés et dominés. Travailleurs du monde entier, unissez vous ! Classe ouvrière de tous les pays et de toutes les races, unissez vous! Mettez fin à l’alliance! Le syndicat du COSATU, (Congress of South African Trade Unions) ne devrait avoirplus aucun lien avec les sanguinaires de l’ANC.


  • ANARCHISME = CONTREPOUVOIR

Il est temps de remplacer le système État/capitalisme par le contrepouvoir du peuple. Cela veut dire que nous voulons que ce soient les conseil ouvriers et de quartier qui contrôlent l’économie depuis le bas. Nous voulons l’autogestion directe et démocratique de l’industrie par les travailleurs dans les lieux de travail, nous voulons l’autogestion des quartiers par ceux qui y vivent. Nous voulons décider collectivement comment gérer nos vies. Nous refusons de vivre second les règles déterminées par les patrons et les hommes politiques qui utilisent la police pour nous tirer dessus comme on le fait avec les chiens qui n’obéissent pas.

UNE SEULE SOLUTION: DÉMOCRATIE OUVRIERE !
NOUS AVONS BESOIN DE VOUS TOUS ! NE VOTEZ PAS, MOBILISEZ-VOUS !"

RAPPEL : Appel à la solidarité pour notre ami Daniel (SDF) de Liévin à qui on a retiré son chien


Nous vous avions déjà parlé de Daniel ce sans domicile fixe de 61 ans vivant paisiblement avec ses deux chiens à Liévin (Pas-de-Calais) (ici et ). Pourtant sans histoire et apprécié du voisinage, le pauvre homme s’est vu confisquer ses deux compagnons par la fourrière de la commune alors qu’il s’était brièvement absenté de son abri de fortune.

Ses chiens n’ont jamais été un danger pour quiconque, et ils sont la seule famille de Daniel. Oui mais voila, ils ne sont ni pucés ni vaccinés, et les agents de la fourrière n’ont pas l’habitude de faire dans la demi-mesure.

Après de nombreuses démarches auprès de la fourrière, Daniel, soutenu par Viviane sa voisine, est parvenue à récupérer Black, l’un de ses deux chiens. Mais pas Rex le Berger allemand, jugé trop agressif. Après de nombreux courriers adressés par les amoureux des animaux à la mairie de la ville de Liévin, le maire s’est exprimé publiquement sur le cas de Daniel et de son chien Rex Il nous apprend que Rex a subi deux tests comportementaux par deux vétérinaires différents dont les conclusions sont identiques : « Ce chien est, semble-t-il, potentiellement dangereux et mordeur. »

Mais grâce au travail acharné de passionnés de la protection animale, Daniel peut revoir son chien et partager de bons moments avec lui. Mieux, Nathalie Hélin, comportementaliste animalier à Villeneuve d’Ascq, fait tout son possible pour que Rex puisse retrouver son maître.


 

Daniel et son chien Rex derrière les grilles


Pour cela, il leur faut trouver un logement d’urgence pour Daniel sur la ville de Liévin, avec un petit jardin pour ses chiens, et un loyer n’excédant pas 300 euros. Autres problèmes, quand il aura son logement, il aura besoin d'argent afin de payer ses factures, pour se nourrir surtout au début, pour les ouvertures de compteurs, achat de meubles même si beaucoup seront récupérés à droite à gauche ou tous simplement consolider le grillage du jardin si besoin.

C’est pour cela que le groupe de Bethune-Arras de la Fédération Anarchiste en appelle à la solidarité afin que Daniel puisse vivre enfin heureux avec ses chiens. Afin de l’aider vous pouvez envoyer vos dons sur le compte Paypal suivant :







Il va de soi que l’intégralité des sommes perçus iront à Daniel et que nous vous tiendrons au courant de la suite dès cette triste histoire et que vous aurez bien entendu un détail de ce qui aura été fait avec l'argent.

Nous pensons que seule la solidarité peut venir à bout des injustices que la société fait subir au plus faible d’entre nous

Merci pour lui

Le groupe de Bethune-Arras de la Fédération Anarchiste
bethune@federation-anarchiste.org


Communiqué du Collectif Solidarité Roms Lille-Metropole Suite au Rendez-vous avec Martine Aubry le lundi 20 août 2012


Le collectif solidarité Roms de Lille-Métropole a exprimé sa colère concernant les événements récents survenus à Villeneuve d’Ascq et Hellemmes et le sort des 200 Roms expulsés, délaissés par les pouvoirs publics et réduits à l’errance. Le gâchis consécutif à ces décisions est considérable. Une expérience pilote d’intégration menée sur le friche de l’école d’architecture a été réduite à néant. Des centaines d’heures de travail associatif ont été balayées.
 
Malgré la demande du collectif, Martine Aubry a refusé de considérer cette “évacuation sans solution” comme une erreur. Elle assume ces décisions, regrettant seulement les conditions dans lesquelles l’Etat les a exécutées.
 
S’agissant de la situation dramatique des Roms expulsés de Villeneuve d’Ascq et d’Hellemmes, Martine Aubry “espère” que la Préfecture sera en mesure de trouver des solutions de relocalisation. Le collectif estime que LMCU ne peut ainsi se dédouaner d’une situation qu’elle a provoqué et laisser à l’Etat seul le soin de la régler. En tout état de cause, des solutions doivent intervenir avant la fin de cette semaine (avant le 25 août), tant la situation des personnes concernées est intenable.
 
Le collectif a demandé que Martine Aubry s’engage à ne plus solliciter d’expulsion de campements installés sur des terrains lillois ou communautaires sans relogement décent. Martine Aubry s’y est engagée. Le collectif prend acte de l’engagement et veillera à ce qu’il soit strictement appliqué.
 
Le collectif s’inquiète de la façon dont Martine Aubry considère la situation des populations Roms de la métropole. Les éléments quantitatifs dont elle dispose sont sujets à caution. Ses interprétations concernant les réactions de la population française ne correspondent pas à la réalité. Beaucoup de ses affirmations sur le comportement des populations roms sont erronées.
 
De même, le collectif conteste la conception qu’a Martine Aubry du rôle des associations. Notre présence à côté des Roms, quelle que soit la forme qu’elle prend, a une signification hautement politique, portant sur le vivre ensemble et se référant aux valeurs essentielles de fraternité et d’égale dignité, piliers de la démocratie.
 
Après ces terribles semaines estivales, et à l’issue du rendez-vous de ce lundi 20 août, le collectif se déclare disposé à la construction d’une véritable politique d’accueil et d’intégration des populations roms dans la métropole et dans le département, telle que la présidente de LMCU s’engage à la mettre en œuvre (passant notamment par l’ouverture de dix terrains destinés à l’insertion de 1 500 Roms dans des conditions dignes).
 
Il réclame la tenue d’une conférence régionale, associant, sous l’égide du Préfet, LMCU, le conseil régional, les deux conseils généraux, les élus des principales agglomérations du Nord – Pas de Calais et les associations impliquées.
 
Dans l’attente, il demande que LMCU instaure un cycle de réunions d’urgence très régulières sur la question rom et demande à y être associé, au même titre que les services sociaux concernés. Le collectif solidarité Roms de Lille-Métropole ne veut plus être mis devant le fait accompli de décisions déjà prises.
 
 
 

Billet d'humeur du jeudi 23 août 2012 (en mémoire de l’assassinat de Sacco et Vanzetti)

En ce jeudi 23 août 2012, quoi de neuf en ce monde ??? Le 23 août 1927 les militants anarchistes Sacco et Vanzetti ont été exécutés dans la chaise électrique,accusés d’un crime qu’ils n’avaient pas commis, dans le pays de la liberté, du même pays qui a jeté 2 bombes atomiques, même qu'il a un camp de concentration dans l'île de Guantánamo devant le silence de tous les pays du monde.

Minuit vient tout juste de sonner. Dans la prison de Charlestown, près de Boston (État du Massachusetts) ce matin du 23 août 1927, deux hommes sont conduits au supplice. Ligotés par les courroies et crampons de la chaise électrique, ils mettront sept et cinq minutes à mourir sous la décharge barbare. Nicolas Sacco, d’abord, Bartolomino Vanzetti ensuite. Avant de succomber, « Bart », comme le surnommaient les enfants, réaffirme son innocence : « Je n’ai commis ni crime ni péché… Je pardonne à quelques-uns pour le mal qu’ils me font. »

Les deux compagnons sont des ouvriers immigrés italiens. Débarqués sur le sol américain en 1908, ils se connaissent depuis une dizaine d’années où ils militent ensemble dans des cercles anarchistes de la communauté italienne. Ils n’ont rien à voir avec le crime que la justice leur prête, l’assassinat dans la petite ville de Braintree, le 15 avril 1920, au cours d’une attaque à main armée, de deux convoyeurs de paie qui transportaient seize mille dollars. Sacco et Vanzetti sont innocents, mais ils sont anarchistes et fichés par la police comme agitateurs. Des « rouges », donc, et en cette période de violente crise sociale et économique, alors que soufflent les vents mauvais du racisme et de la xénophobie visant en particulier les immigrants originaires d’Europe centrale et méridionale, l’engagement politique et social des deux accusés sont bien plus qu’un indice aux yeux du procureur Katzmann et du juge Thayer qui préside les débats : une preuve irréfutable de culpabilité. « Leurs principes comportent le crime », dira même le juge au cours des assises tenues dans la paisible ville de Dedham, en Nouvelle Angleterre.

C’est à cause de leurs idées - qu’ils n’ont jamais reniées au long de leurs sept années d’emprisonnement précédant leur exécution - que meurent les deux militants. Et, c’est grâce à cette fidélité à leurs convictions qu’ils entrent ce 23 août dans la légende du mouvement ouvrier. Deux victimes d’une justice aveuglée par ses préjugés sociaux, d’une Amérique bourgeoise qui observe alors d’un oeil affolé l’écho soulevé dans les milieux intellectuels et dans le monde syndical la jeune révolution soviétique, et qui conçoit plus que jamais la contestation de l’ordre social comme un crime de droit commun.
 
 


Rien ne prédestinait ces deux immigrants à un tel martyre. Nicolas Sacco, né en 1891 dans un village des Pouilles, a quitté l’école à quatorze ans, pour travailler la terre. Mais il rêve de voyage et de fortune et s’embarque pour l’Amérique et Boston. Il y fréquente la diaspora italienne, est embauché dans une usine de fabrication de chaussures et fait la connaissance du groupe anarchiste Circulo di Studi Sociali, dont il devient en quelques années un élément actif. Meetings et collectes de fonds pour soutenir les grévistes partagent son temps et lui valent condamnations et amendes. Lorsque les États-Unis entrent dans la Première Guerre mondiale, en 1917, il s’exile quelques mois au Mexique pour échapper à la conscription. C’est aussi le cas de Vanzetti. Lui est né en 1888 dans un village du Piémont. Excellent élève, il n’a pu poursuivre ses études faute de ressources et a fait un apprentissage de pâtissier. Après la mort de sa mère il a marché jusqu’au Havre pour s’embarquer. Les petits boulots se sont succédé, mais aussi la lecture des auteurs révolutionnaires. Il se lie aux anarchistes, organise des grèves, appelle à la révolte contre le capitalisme et l’État. Jamais néanmoins il ne prend part à ces attentats parfois meurtriers, visant des hommes politiques, qui se développent alors dans un paysage de désespoir et d’extrême misère frappant des millions de travailleurs et leurs familles. La répression policière, voire militaire, les fusillades mortelles, les arrestations massives, les déportations (bannissements) s’abattent en cette période sur tout ce qui résiste. C’est dans ce contexte de violence exacerbée que Sacco et Vanzetti sont interpellés dans un tramway durant la soirée du 5 au 6 mai 1920, porteurs de tracts et de deux armes à feu. La police qui recherche toujours les auteurs du meurtre des convoyeurs ne tarde pas à accuser les deux militants. Sur la seule foi que Vanzetti porte la moustache et que l’un des assaillants, selon un témoignage grotesque, « marche comme un étranger » ! Le procès est une parodie de justice. Les alibis des accusés ne sont même pas vérifiés, les témoignages se contredisent, comme les experts en balistique. Le procureur requiert contre « l’insoumission » de Sacco et Vanzetti et en appelle au « patriotisme » des jurés. Sans aucune preuve, le 14 juillet 1921, les deux hommes sont condamnés à mort.

C’est alors que l’affaire va prendre toute sa dimension publique. Timidement d’abord, à travers les comptes rendus qu’en font, en France, le mois suivant l’hebdomadaire anarchiste le Libertaire et le journal de la CGTU la Vie ouvrière, puis l’Humanité qui, le 8 septembre, dénonce un verdict de classe. La protestation s’amplifie, des meetings et manifestations mêlant anarchistes et communistes se multiplient à Paris et en province. Le report de l’exécution est annoncé à la fin novembre. Suivront alors plusieurs années de batailles judiciaires. Mais les deux condamnés restent en prison et les dernières voies de recours semblent épuisées au début de l’année 1927. Entre-temps un gangster, Celestino Madeiros, a reconnu être l’auteur du hold-up avec deux complices. Pourtant le juge Thayer exclut toute réouverture du dossier. Pétitions et manifestations se succèdent, en Amérique latine, aux États-Unis, en Europe… Les ambassades américaines sont assiégées. De grands noms de la science et des lettres en appellent à la clémence. Des millions d’hommes et de femmes de toutes conditions et nationalités se joignent aux protestations. La police tire sur les manifestants à Londres, à Berlin et à Genève, les patrons licencient des charrettes de grévistes et de protestataires.
 
À Washington, le président Coolidge, puritain de choc, refuse la grâce. En France, l’affaire est suivie quotidiennement par l’Humanité. Jusqu’au fatidique 23 août, où l’assassinat des deux hommes occupe la totalité de la une d’une édition spéciale sous le titre « Électrocutés ! Le prolétariat les vengera ». « C’est le dernier mot de la « civilisation » capitaliste », écrit Vaillant-Couturier dans son éditorial. L’annonce de l’exécution provoque un ouragan d’indignation. Des foules immenses se rassemblent à New York, Detroit, Philadelphie… Les obsèques sont suivies par 400 000 personnes portant le brassard « La justice est crucifiée. Souvenez-vous du 23 août 1927 ». Quatre-vingts ans ont passé. L’inique procès n’a jamais été révisé. Sacco et Vanzetti ont, indirectement, été réhabilités en 1977, lors du cinquantième anniversaire de l’exécution, par la bouche du gouverneur du Massachusetts, Mike Dukakis, reconnaissant dans un communiqué qu’ils n’avaient pas bénéficié d’un procès équitable. Il y a dix ans, la ville de Boston a fini par inaugurer un bas-relief réalisé par le sculpteur Gutzon Borglum… dans les années trente. Il rappelle les paroles de Vanzetti espérant que leur cas apporte « une leçon aux forces de la liberté ». On n’oublie pas Sacco et Vanzetti. Et l’on pense à Mumia Abou Djamal, toujours enfermé dans le couloir de la mort de la prison de Philadelphie.

Voila encore un jour en ce beau monde…. Allez allez circulez il y a rien à voir.
 
 

mercredi 22 août 2012

Cameroun :pour l’Archevêque de Yaoundé, l’homosexualité est un « affront à la famille, un ennemi de la femme et de la création ».


Il n’y a pas qu’en France que l’Eglise s’en pris aux homosexuels pour le 15 Aout . Dans une prêche le jour de l’Assomption ,l’Archevêque de Yaoundé ,Victor Tonye Bakot,  a fermement condamné  les relations sexuelles entre personne de même sexe.

Selon l’Archevêque , l’homosexualité ne promeut pas la procréation et l’idéal familial. « l’homosexualité est un  affront à la famille, un ennemi de la femme et de la création » a t’il déclaré . l’homosexualité est « une honte, une critique irrespectueuse à l’endroit de Dieu qui a choisi de créer l’homme et la femme » « Que deveindra la femme quand tous les hommes auront pris pour compagnons d’autres hommes » a t’il poursuivi   IL en a profiter pour mélanger pédophilie ,zoophilie et prostitution : « Certes, l’Eglise, à l’exemple du Christ, accueille avec miséricorde les personnes homosexuelles, les pédophiles et bien d’autres dépravés de la société mais cela ne signifie pas que la morale catholique cautionne le comportement homosexuel et le style de vie qu’il inspire»

Le Rassemblement de la Jeunesse Camerounaise  ( RJC) a annoncé qu’elle fêtera demain 21 aout le jour de la « haine gay ». Cette journée sera la journée officielle de l’homophobie .Lors d’une récent débat télévisé, Sismondi Barlev Bidjocka, porte-parole du RJC, a déclaré que «l’homosexualité est un crime contre l’humanité.»

Billet d'humeur du mercredi 22 août 2012 (Pussy Riot : Garry Kasparov risque t il la prison et cyberattaque au tribunal)


En ce mercredi 22 août 2012, quoi de neuf en ce monde ??? Le génie des échecs écopera-t-il de cinq ans de prison après sa convocation lundi par la police ? De fait, il figurait, vendredi dernier, parmi la centaine de personnes interpellées et molestées aux abords du tribunal où les Pussy Riot étaient jugées pour "hooliganisme". Kasparov participait alors, dans la capitale russe, à l'une des nombreuses manifestations de soutien au groupe punk lorsqu'il a été interpellé par les forces de l'ordre.

A 49 ans, Garry Kasparov reste un fervent opposant au gouvernement de Vladimir Poutine. Mais il nie formellement avoir agressé un policier, geste passible d'une amende de 20.000 euros à cinq années d'emprisonnement. "On peut voir dans de nombreuses vidéos circulant sur internet que des policiers m'ont interpellé au moment où je parlais avec des journalistes, et qu'ils m'ont frappé ensuite", précise le champion d'échecs, qui a publié sur son compte twitter des photos de son arrestation, ajoutant avec ironie: "Je suis désolé pour le policier qui m'a frappé à la tête, et qui s'est blessé la main...".

Durant cet convocation, lundi, le site internet du tribunal Khamovnitscheski de Moscou était visé par une cyberattaque . "La bande de voleurs de Poutine pille le pays ! Réveillez-vous camarades". C'est l'un des nombreux slogans qui étaient mis en ligne par des hackers sur la page d'accueil du site internet du tribunal Khamovnitscheski de Moscou. Rappelons le ce tribunal a jugé et condamné le groupe punk des Pussy Riot la semaine dernière. Les trois membres ont écopé de deux ans de camps pour avoir chanté dans une cathédrale de Moscou des chansons hostiles à Vladimir Poutine.


Garry Kasparov arrêté

Difficile de savoir se trouve derrière cette cyberattaque. À côté de la dernière vidéo du groupe, un numéro de téléphone et les mots "Demande à Jenia" ont figuré sur la page d'accueil du site du tribunal, Jenia étant le diminutif habituel du prénom Evgueni. Et derrière ce numéro figure Evgueni Volnov un blogueur russe. Il a affirmé ne pas savoir qui avait lancé cette cyberattaque.

Selon Evgueni Volnov, la réaction des hackers est "bien compréhensible". La condamnation des Pussy Riot a dénoncée par la communauté internationale jugeant la sanction "disproportionnée". Les musicienne vont toutefois faire appel de ce jugement mais ont annoncé qu'elles ne demanderaient pas la grâce présidentielle.

Voila encore un jour en ce beau monde…. Allez allez circulez il y a rien à voir.


RAPPEL : Appel à la solidarité pour notre ami Daniel (SDF) de Liévin à qui on a retiré son chien


Nous vous avions déjà parlé de Daniel ce sans domicile fixe de 61 ans vivant paisiblement avec ses deux chiens à Liévin (Pas-de-Calais) (ici et ). Pourtant sans histoire et apprécié du voisinage, le pauvre homme s’est vu confisquer ses deux compagnons par la fourrière de la commune alors qu’il s’était brièvement absenté de son abri de fortune.

Ses chiens n’ont jamais été un danger pour quiconque, et ils sont la seule famille de Daniel. Oui mais voila, ils ne sont ni pucés ni vaccinés, et les agents de la fourrière n’ont pas l’habitude de faire dans la demi-mesure.

Après de nombreuses démarches auprès de la fourrière, Daniel, soutenu par Viviane sa voisine, est parvenue à récupérer Black, l’un de ses deux chiens. Mais pas Rex le Berger allemand, jugé trop agressif. Après de nombreux courriers adressés par les amoureux des animaux à la mairie de la ville de Liévin, le maire s’est exprimé publiquement sur le cas de Daniel et de son chien Rex Il nous apprend que Rex a subi deux tests comportementaux par deux vétérinaires différents dont les conclusions sont identiques : « Ce chien est, semble-t-il, potentiellement dangereux et mordeur. »

Mais grâce au travail acharné de passionnés de la protection animale, Daniel peut revoir son chien et partager de bons moments avec lui. Mieux, Nathalie Hélin, comportementaliste animalier à Villeneuve d’Ascq, fait tout son possible pour que Rex puisse retrouver son maître.


 

Daniel et son chien Rex derrière les grilles


Pour cela, il leur faut trouver un logement d’urgence pour Daniel sur la ville de Liévin, avec un petit jardin pour ses chiens, et un loyer n’excédant pas 300 euros. Autres problèmes, quand il aura son logement, il aura besoin d'argent afin de payer ses factures, pour se nourrir surtout au début, pour les ouvertures de compteurs, achat de meubles même si beaucoup seront récupérés à droite à gauche ou tous simplement consolider le grillage du jardin si besoin.

C’est pour cela que le groupe de Bethune-Arras de la Fédération Anarchiste en appelle à la solidarité afin que Daniel puisse vivre enfin heureux avec ses chiens. Afin de l’aider vous pouvez envoyer vos dons sur le compte Paypal suivant :







Il va de soi que l’intégralité des sommes perçus iront à Daniel et que nous vous tiendrons au courant de la suite dès cette triste histoire et que vous aurez bien entendu un détail de ce qui aura été fait avec l'argent.

Nous pensons que seule la solidarité peut venir à bout des injustices que la société fait subir au plus faible d’entre nous

Merci pour lui

Le groupe de Bethune-Arras de la Fédération Anarchiste
bethune@federation-anarchiste.org


USA : propos ignoble d'un Républicain ‎a propos du viol

 

Le candidat républicain au Sénat pour le Missouri aux Etats-Unis, Todd Akin, a provoqué une vague de consternation hier après avoir fait des déclarations controversées sur l'avortement. Lors d'une interview donnée à la radio KTVI de Saint-Louis, à la question de savoir s'il acceptait qu'une femme se fasse avorter si sa grossesse résultait d'un viol, Todd Akin a répondu: "De ce que j'ai compris des explications des médecins, il est extrêmement rare qu'une femme tombe enceinte après une agression sexuelle. Si c'est un "viol légitime", le corps féminin a des moyens d'empêcher la fécondation".

La sénatrice démocrate sortante du Missouri, Claire McCaskill a qualifié d'"offensantes" hier les déclarations de son adversaire. "Que quelqu'un puisse être aussi ignorant au sujet du traumatisme émotif et physique causé par le viol est tout simplement incompréhensible, a-t-elle déclaré. Les propos de Todd Akin concernant ce crime très grave qu'est le viol et l'impact qu'il a sur ses victimes sont offensants".

Dans un communiqué, Todd Akin qui a été élu six fois au Congrès américain, a déclaré qu'il s'était "mal exprimé" pendant l'interview. Il s'est dit profondément sensibilisé au problème de "milliers de femmes qui sont victimes de viol et d'agression sexuelle chaque année". Et d'ajouter qu'il croyait à la protection de la vie sous toutes ses formes.

Selon les chiffres d'une étude médicale américaine dévoilés par The Guardian, 5% des viols entrainent une grossesse. Ainsi chaque année, près de 32.000 femmes violées tombent enceintes aux Etats-Unis.

 

mardi 21 août 2012

Rebaptisés My Ferry Link, les anciens navires de SeaFrance reprennent la mer


Ce lundi, deux des trois bateaux de la nouvelle compagnie de ferry "My Ferry Link" rachetés par Eurotunnel en juin dernier après la liquidation de SeaFrance ont repris les traversées entre Calais et Douvres en Angleterre. Une petite reprise: seulement deux voitures et deux camions ce matin à bord du Berlioz.

My ferry link a entamé sa première traversée ce lundi après l'interruption du trafic des ferries SeaFrance il y a neuf mois, peu avant la liquidation judiciaire de la société. Pour l'instant, deux des trois bateaux, le "Berlioz" et le "Rodin", rachetés par Eurotunnel, vont effectuer les traversées. Ces deux navires traverseront chacun le détroit du Pas-de-Calais quatre fois par jour. La compagnie envisage six rotations à terme.

Chaque bateau peut transporter 1.900 passagers et 120 camions. Le troisième navire, le "Nord/Pas-de-Calais", devrait lui commencer ses rotations à l'automne. "Notre objectif est de faire reprendre la mer à ses bateaux et à ses marins (...) et asseoir notre existence", a déclaré Jean-Michel Giguet, le directeur général de la nouvelle société d'exploitation, constituée en coopérative ouvrière (Scop).

Le prix de la traversée simple sera compris entre 50 et 55 euros. Avec cette Scop, les employés sont à la fois salariés et actionnaires. Pour participer à cette aventure, ils ont investi chacun 5.000 euros. 322 marins et sédentaires ont été embauchés en CDI, ainsi qu'une trentaine de personnes en Grande-Bretagne.

Une reprise accélérée. Seulement deux camions et deux voitures avaient pris place ce lundi à bord du Berlioz.


Les salariés d'une "société fantôme" devant les prud'hommes


Voilà plusieurs mois qu'ils ne perçoivent aucun salaire. 59 salariés de la société Litwin, basée à Rueil Malmaison, ont saisi les prud'hommes, dont la décision est attendue ce mardi. Leur entreprise, en liquidation, a été cédée en avril dernier à une société de Dubaï. Mais cette dernière n'a plus donné de nouvelles.
 
"Quand on a été repris, on était soulagé de ne pas être au chômage, mais si on avait su ce qui nous arriverait..." Les salariés de Litwin attendent beaucoup de la décision des prud'hommes pour sortir de l'impasse où ils se trouvent depuis le mois d'avril. Après la liquidation de ce bureau d'études très connu dans le secteur de la pétrochimie, 59 employés ont été gardés par le nouveau repreneur, Informap Production.
 
Cette société basée aux Iles Vierges et à Dubaï s'est engagée à créer une nouvelle entité pour les salariés français dans un délai de trois mois. Sauf que rien ne s'est passé. Les employés sont donc "livrés à eux-mêmes", dénonce Fabian Piednoel, secrétaire adjoint CFTC au comité d'entreprise : pas d'activité, pas de salaire, et l'impossibilité de sortir de cette situation. "La nouvelle société n'est pas créée donc nous ne pouvons pas faire reconnaître nos droits".
 
"Le repreneur n'assume aucune fonction et c'est le comité d'entreprise qui supplée à ses manquements en versant notamment une aide aux personnels" affirme le secrétaire CFDT du CE, Jean-Marc Fournier.
 
En juillet, après intervention du tribunal de commerce de Nanterre, le repreneur a apporté des fonds, qui ont permis de payer les salaires d'avril et mai. Les employés ont ensuite décidé de saisir le conseil des prud'hommes pour obtenir le versement de leurs salaires de juin et juillet.

Dans un courrier reçu lundi soir par le mandataire, le repreneur invoque des difficultés dans les formalités pour créer la société en France et il réclame un délai supplémentaire.


Lille : Les roms chassés par Vals on toujours besoins de nous.


Il y a peu à Lille, Lyon et Paris, les préfets, avec l’aval du ministère de l’intérieur et l’assentiment d’élus PS locaux, ont ordonné le démantèlement et l’évacuation brutale de campements de Roms.

A Lille, devant l’urgence de la situation, plusieurs familles s’étaient réfugiées dans les locaux de la MRES.

Mais depuis ces familles ont installés un campement de fortune sur la pelouse de notre dame de la victoire à Lille (voir ici).

La mobilisation est impérative, besoin de nourriture, de couche, etc….

Rendez vous sur place, rue du mal assis pour exiger que cesse la politique de discrimination et de stigmatisation des populations migrantes !


Fralib : le patron d'Unilever exclut une cession d'Eléphant


Le directeur général d'Unilever Paul Polman exclut de céder la marque de thé Eléphant et de faire travailler en sous-traitance la société que les salariés de l'usine Fralib de Gémenos (Bouches-du-Rhône), fermée par le groupe anglo-néerlandais, souhaitent monter.

"Il n'est pas question de céder la marque Eléphant ou de sous-traiter des volumes", assure Paul Polman dans un entretien au "Figaro" lundi 20 août. Ces deux conditions sont jugées essentielles par les ex-salariés du site marseillais pour assurer la viabilité de leur future société. Mais elles ont été refusées avec constance depuis le début par les dirigeants français du groupe.

Cette mise au point sans ambiguïté de Paul Polman intervient à quelque jour de la réception à l'Elysée d'une délégation de salariés de Gémenos, le 31 août. "On ne fera pas plus", assure-t-il.

Paul Polman souligne être sur la même ligne que les responsables de la filiale française, qui refusent la cession de la marque Eléphant et l'accord de sous-traitance. "L'équipe française a toute ma confiance", dit-il.

Pour le directeur général d'Unilever, "nous sommes maintenant arrivés à une solution responsable". "Nous avons montré pendant deux ans une véritable ouverture au dialogue. Le plan social a été validé par les tribunaux, nous avons offert à tous les salariés la possibilité de travailler sur l'un de nos autres sites en France aux mêmes conditions et nous avons cédé pour un euro symbolique des machines. Je suis convaincu que nous sommes allés bien au-delà de nos obligations légales, cela a coûté très cher", souligne-t-il.

"C'est très clair, le dossier est clos", fait-il valoir. Et de lancer à l'adresse du gouvernement: "Si la France ne respecte pas ses lois, cela fera peser un risque sur les investissements en France".

En mai, le Sinistre du Redressement productif Arnaud Montebourg, en visite sur le site de Gémenos, avait annoncé qu'Unilever acceptait de reprendre les négociations sur des scénarios de reprise, dont le projet alternatif. L'usine, qui a cessé de produire depuis la fin juillet 2011, est toujours occupée par une partie des salariés.

Billet d'humeur du mardi 21 août 2012 (Des descendants de nazis marchent contre l'antisémitisme)


En ce Mardi 21 août 2012, quoi de neuf en ce monde ??? Trois cents personnes, dont des petits-enfants de nazis allemands, ont entamé lundi une "Marche pour la vie". Au départ de l'ancien camp d'Auschwitz, ils vont parcourir la Pologne jusqu'à Treblinka pour dénoncer l'antisémitisme.
Une marche d'une semaine au départ d'Auschwitz et à destination de Treblinka au nord-est de Varsovie. Des descendants de nazis allemands, des enfants de victimes et des membres d'une église protestante indépendante allemande (TOS) ont décidé de traverser ensemble une partie de la Pologne pour dénoncer l'antisémitisme.

Une "Marche pour la vie" hautement symbolique imaginée par l'église allemande TOS. Heinz Reusse, l'un des membres de cette église, l'explique simplement : "Nous avons eu cette idée chez nous, à Tübingen, où beaucoup de gens ont découvert en étudiant l'histoire de leur famille que leurs proches avaient été impliqués dans des crimes nazis." 

Il s'agit notamment de briser "une sorte de conjuration du silence sur ces actes en Allemagne", explique Zbigniew Judasz l'un des organisateurs.



Le parcours emmènera les marcheurs sur les sites des anciens camps situés en Pologne de Belzec, Majdanek, Sobibor et Chelmno. Des petits groupes se relaieront entre les différentes étapes. Lundi, les marcheurs ont quitté le camp d'Auschwitz à pied avec des drapeaux allemands, polonais et israéliens. L'arrivée à Treblinka est prévue vendredi.
Juste avant le départ, une courte cérémonie pleine d'émotion a été organisée à Auschwitz. Une participante Bäerbel Pfeiffer a demandé pardon pour son grand-père électricien qui avait installé des barbelés à Auschwitz et des équipements de chambres à gaz.
Peter Loth, un juif allemand né il y a 70 ans dans le camp de Stutthof près de Gdansk, a évoqué les horreurs de l'holocauste. Un million de Juifs ont été tués à Auschwitz-Birkenau, ainsi que 75.000 Polonais non juifs, 21.000 Tziganes, 15.000 prisonniers de guerre soviétiques et 10.000 à 15.000 autres prisonniers.
Voila encore un jour en ce beau monde…. Allez allez circulez il y a rien à voir.


lundi 20 août 2012

Appel en aide a une camarade



TRÈS URGENT

Une amie du groupe cherche un studio meublé avec loyer maximum de 200 € sur St Étienne et ses environs ou une collocation.

Si vous avez quelque chose à lui proposer ou si vous pouviez faire tourner, nous contacter via le mail du groupe : bethune @federation-anarchiste.org

Fratos


L’exploitant de la mine sud-africaine menace de licencier les grévistes

Quelques jours après la tuerie de Marikana en Afrique du Sud, l’exploitant de la mine de platine a menacé les mineurs de licenciement s’ils ne reprennent pas le travail dès aujourd’hui. Un ultimatum rejeté par la plupart des grévistes qui pleurent la mort de 34 d’entre eux tués jeudi dernier par la police. Hier, une centaine d’habitants dont plusieurs mineurs se sont rendus sur les lieux du carnage, entonnant des chants en hommage aux victimes.

“Nous fonctionnons selon la règle de la majorité, explique l’un des grévistes. Si la majorité retourne au travail demain, alors j’y retournerai aussi. Mais si la majorité n’y retourne pas, alors moi non plus car je ne pourrai pas travailler pendant que les autres font la grève.”

Le massacre de jeudi s’est déroulé à Marikana, près de Rustenburg dans le nord du pays. Les mineurs réclament depuis plusieurs jours un triplement de leur salaire alors que leur revenu moyen actuel est de 400 euros par mois.

Certains analystes reprochent la quasi militarisation de la police qui n’est pas formée pour faire face pacifiquement à des manifestations.

RAPPEL : Appel à la solidarité pour notre ami Daniel (SDF) de Liévin à qui on a retiré son chien


Nous vous avions déjà parlé de Daniel ce sans domicile fixe de 61 ans vivant paisiblement avec ses deux chiens à Liévin (Pas-de-Calais) (ici et ). Pourtant sans histoire et apprécié du voisinage, le pauvre homme s’est vu confisquer ses deux compagnons par la fourrière de la commune alors qu’il s’était brièvement absenté de son abri de fortune.

Ses chiens n’ont jamais été un danger pour quiconque, et ils sont la seule famille de Daniel. Oui mais voila, ils ne sont ni pucés ni vaccinés, et les agents de la fourrière n’ont pas l’habitude de faire dans la demi-mesure.

Après de nombreuses démarches auprès de la fourrière, Daniel, soutenu par Viviane sa voisine, est parvenue à récupérer Black, l’un de ses deux chiens. Mais pas Rex le Berger allemand, jugé trop agressif. Après de nombreux courriers adressés par les amoureux des animaux à la mairie de la ville de Liévin, le maire s’est exprimé publiquement sur le cas de Daniel et de son chien Rex Il nous apprend que Rex a subi deux tests comportementaux par deux vétérinaires différents dont les conclusions sont identiques : « Ce chien est, semble-t-il, potentiellement dangereux et mordeur. »

Mais grâce au travail acharné de passionnés de la protection animale, Daniel peut revoir son chien et partager de bons moments avec lui. Mieux, Nathalie Hélin, comportementaliste animalier à Villeneuve d’Ascq, fait tout son possible pour que Rex puisse retrouver son maître.


 

Daniel et son chien Rex derrière les grilles


Pour cela, il leur faut trouver un logement d’urgence pour Daniel sur la ville de Liévin, avec un petit jardin pour ses chiens, et un loyer n’excédant pas 300 euros. Autres problèmes, quand il aura son logement, il aura besoin d'argent afin de payer ses factures, pour se nourrir surtout au début, pour les ouvertures de compteurs, achat de meubles même si beaucoup seront récupérés à droite à gauche ou tous simplement consolider le grillage du jardin si besoin.

C’est pour cela que le groupe de Bethune-Arras de la Fédération Anarchiste en appelle à la solidarité afin que Daniel puisse vivre enfin heureux avec ses chiens. Afin de l’aider vous pouvez envoyer vos dons sur le compte Paypal suivant :







Il va de soi que l’intégralité des sommes perçus iront à Daniel et que nous vous tiendrons au courant de la suite dès cette triste histoire et que vous aurez bien entendu un détail de ce qui aura été fait avec l'argent.

Nous pensons que seule la solidarité peut venir à bout des injustices que la société fait subir au plus faible d’entre nous

Merci pour lui

Le groupe de Bethune-Arras de la Fédération Anarchiste
bethune@federation-anarchiste.org


Julian Assange apparaît depuis le balcon de l'ambassade de l'Equateur à Londres


Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange a fait ce dimanche sa première apparition publique, au balcon de l'ambassade de l'Equateur à Londres où il est réfugié depuis deux mois. Il s'est livré à un réquisitoire contre les Etats-Unis qu'il a accusés de menacer la liberté de la presse dans le monde. 

Julian Assange a invité le président américain Barack Obama à lever "la chasse aux sorcières" ouverte par les Etats-Unis à l'encontre de WikiLeaks. Pour Julian Assange, "WikiLeaks est sous le coup de menace, tout comme la liberté d'expression et la santé de l'ensemble de nos sociétés". "Je demande au président Obama de prendre la bonne décision: les Etats-Unis doivent renoncer à la chasse aux sorcières lancée contre WikiLeaks", a-t-il dit lors d'une allocution de dix minutes qu'il a conclue en levant les deux pouces en direction des médias internationaux.

L'ancien "hacker", menacé d'arrestation sur le sol britannique à la suite d'une demande d'extradition de la justice suédoise, s'exprimait depuis un balcon de l'ambassade d'Equateur, dans le quartier huppé de Knightsbridge, où il a trouvé refuge depuis le 19 juin. L'Equateur a accordé l'asile politique jeudi à l'Australien âgé de 41 ans.
 
Londres a menacé de donner l'assaut à l'ambassade où Julian Assange est retranché, déclenchant la colère du président Rafael Correo. Pour justifier sa position, le gouvernement britannique, qui considère que l'Australien devrait être extradé vers la Suède, dit appliquer la loi. L'intéressé affirme de son côté redouter d'être finalement livré à Washington, qui s'est pour l'instant tenu à l'écart du conflit diplomatique.


Billet d'humeur du lundi 20 août (Travail saisonnier,vive l'exploitation)


En ce Lundi 20 août 2012, quoi de neuf en ce monde ??? Selon une enquête du journal Le Parisien, certains jeunes travaillant pendant les vacances d'été sont embauchés en CDI par des patrons qui les licencient avant la fin de la période d'essai de deux mois. Ainsi, ces patrons évitent de payer la prime de précarité à laquelle a droit tout employé en contrat temporaire.

Cette pratique est illégale. Mais, comme le dit un des PDG épinglés, « le droit du travail français est trop compliqué ». Autant donc s'asseoir dessus ! Mais cette politique n'est qu'une des nombreuses arnaques que subissent beaucoup de travailleurs saisonniers.

Bien sûr, les situations sont diverses. Les saisonniers sont environ deux millions, dont 800 000 dans l'agriculture et autant dans le tourisme, le reste se trouvant dans les supermarchés des zones touristiques, les collectivités locales, etc. Certains travaillent à la saison depuis des années. Ils ont alors le plus souvent un contrat de travail particulier qui ressemble au CDD, mais qui ne donne pas droit non plus à une prime de précarité. Une entreprise comme la Compagnie des Alpes, qui gère plus d'une dizaine de domaines skiables, le parc Astérix et le Futuroscope, emploie ainsi environ 60 % de salariés saisonniers. 




Les autres saisonniers, les plus nombreux, sont ceux des jobs d'été. Ils sont souvent jeunes et dispersés dans de petites structures, sans bien connaître leurs droits. On trouve aussi de plus en plus de chômeurs qui n'ont pas d'autre choix que d'accepter ce type de travail. Selon une association qui s'occupe des saisonniers jeunes, 18 % d'entre eux n'ont pas droit à un repos hebdomadaire et 20 % font des heures supplémentaires non payées. À cela s'ajoutent les difficultés pour trouver un logement abordable, en particulier dans les zones touristiques, avec pour conséquence les temps de déplacement parfois très longs pour se rendre à leur travail.

Nombre de patrons profitent de la situation pour escroquer ces jeunes travailleurs, qui ne se laissent pas toujours faire. Ne serait-ce qu'en s'adressant aux syndicats qui, chaque année en septembre, voient arriver dans leur permanence des jeunes qui contestent les attaques dont ils sont victimes.

Voila encore un jour en ce beau monde…. Allez allez circulez il y a rien à voir.


dimanche 19 août 2012

Un an de prison confirmé en appel contre le rappeur Mouad Belghawat


La cour d'appel de Casablanca a confirmé vendredi la peine d'un an de prison prononcée contre le rappeur contestataire marocain Mouad Belghawat, poursuivi pour outrage à la police, a-t-on appris de source judiciaire.
Surnommé "Al-Haqed" (le "rancunier"), le rappeur de 24 ans devra également payer une amende de 1.000 dirhams.
Mouad Belghawat était accusé "d'outrage à un officier public dans le cadre de ses fonctions et à un corps constitué", pour la vidéo d'une de ses chansons, diffusée sur le réseau social Youtube, où apparaissent des policiers marocains.
"Al-Haqed", connu pour ses chansons critiques vis-à-vis de la monarchie, avait été arrêté le 28 mars, puis condamné en mai par le tribunal de 1ère instance de Casablanca.
Récemment, le chanteur membre du mouvement contestataire du 20 février avait annoncé qu'il allait observer une grève de la faim de deux jours pour "protester contre ses conditions" de détention.
Devant la cour d'appel, la défense de Mouad Belghawat a souligné que le poème de ce dernier était une "création artistique qu'il ne faut pas punir".
"Belghawat a visé une partie de la police et non pas l'ensemble", selon son avocat Omar Benjelloun. "Il s'agit d'un procès contre la liberté d'expression", a-t-il martelé.
Pour sa part, l'avocat de la partie civile, Me Mohamed Karout, a affirmé que le prévenu avait traité dans son poème "les policiers de chiens de l'Etat". "Tout ce corps a été outragé", a-t-il dit.
L'ONG Human Rights Watch (HRW) avait demandé aux autorités marocaines d'"annuler les accusations" contre le contestataire et le libérer.
"Cette affaire est tout simplement une affaire de liberté d'expression. Chaque jour qu'il (le rappeur) passe en prison rappelle la distance entre les lois du Maroc et sa pratique, ainsi que les droits garantis par sa nouvelle Constitution", selon l'ONG basée à New York.



Des papillons mutants découverts après Fukushima


Des papillons des alentours de la centrale de Fukushima et les deux générations suivantes ont souffert de mutations à cause de la radioactivité, ont découvert des chercheurs japonais.

Environ 12% de petits papillons bleus de la famille des lycénidés exposés à la radioactivité à l'état de larves lors de la catastrophe nucléaire de mars 2011 ont développé des anomalies, notamment des ailes plus petites et une malformation des yeux, ont expliqué des chercheurs.

Ces insectes attrapés non loin de la centrale accidentée Fukushima Daiichi (nord-est) en mai, soit deux mois après l'accident, ont ensuite été élevés en laboratoires à des fins de reproduction. Quelque 18% de la génération suivante a développé des problèmes similaires, a souligné Joji Otaki, professeur à l'Université Ryukyu d'Okinawa (sud), mardi auprès de l'AFP.

La proportion a encore grimpé (à 34%) pour la troisième génération, alors que les scientifiques avaient pris soin de choisir un papillon sain d'une autre région pour l'accoupler avec un papillon de Fukushima.

Six mois après le désastre, un nouveau lot de papillons a été attrapé près de Fukushima Daiichi et cette fois le taux d'anomalie de la génération suivante a été mesuré à 52%, a précisé M. Otaki.

Les scientifiques ont aussi réalisé une expérience test sur une population de papillons non affectés. Ils les ont exposés en laboratoire à de faibles doses de radioactivité et ont constaté la même proportion d'anomalies que chez la première génération de papillons de Fukushima.

Les résultats de cette étude ont été publiés dans Scientific Reports, un journal sur internet diffusé par l'éditeur du magazine Nature.

"Nous en avons tiré la conclusion claire que les radiations dégagées par la centrale Fukushima Daiichi avaient endommagé les gènes des papillons", a souligné M. Otaki.

Il a toutefois prévenu que ces résultats devaient être pris avec précaution, précisant que l'effet observé n'était avéré à l'heure actuelle que sur les papillons et sur aucune autre espèce animale ni sur l'homme.Son équipe va mener de nouvelles expériences sur d'autres animaux.

Aucune personne n'est morte directement du fait des radiations provoquées par l'accident de Fukushima, mais les habitants de la région et les travailleurs qui interviennent sur la centrale endommagée, redoutent toujours des effets à long terme.

Des associations affirment que des effets de la radioactivité se sont transmis sur plusieurs générations à Hiroshima et Nagasaki (sud-ouest), après le lancement de bombes atomiques par les Américains en août 1945 à la fin de la Seconde guerre mondiale.


RAPPEL : Appel à la solidarité pour notre ami Daniel (SDF) de Liévin à qui on a retiré son chien


Nous vous avions déjà parlé de Daniel ce sans domicile fixe de 61 ans vivant paisiblement avec ses deux chiens à Liévin (Pas-de-Calais) (ici et ). Pourtant sans histoire et apprécié du voisinage, le pauvre homme s’est vu confisquer ses deux compagnons par la fourrière de la commune alors qu’il s’était brièvement absenté de son abri de fortune.

Ses chiens n’ont jamais été un danger pour quiconque, et ils sont la seule famille de Daniel. Oui mais voila, ils ne sont ni pucés ni vaccinés, et les agents de la fourrière n’ont pas l’habitude de faire dans la demi-mesure.

Après de nombreuses démarches auprès de la fourrière, Daniel, soutenu par Viviane sa voisine, est parvenue à récupérer Black, l’un de ses deux chiens. Mais pas Rex le Berger allemand, jugé trop agressif. Après de nombreux courriers adressés par les amoureux des animaux à la mairie de la ville de Liévin, le maire s’est exprimé publiquement sur le cas de Daniel et de son chien Rex Il nous apprend que Rex a subi deux tests comportementaux par deux vétérinaires différents dont les conclusions sont identiques : « Ce chien est, semble-t-il, potentiellement dangereux et mordeur. »

Mais grâce au travail acharné de passionnés de la protection animale, Daniel peut revoir son chien et partager de bons moments avec lui. Mieux, Nathalie Hélin, comportementaliste animalier à Villeneuve d’Ascq, fait tout son possible pour que Rex puisse retrouver son maître.


 

Daniel et son chien Rex derrière les grilles


Pour cela, il leur faut trouver un logement d’urgence pour Daniel sur la ville de Liévin, avec un petit jardin pour ses chiens, et un loyer n’excédant pas 300 euros. Autres problèmes, quand il aura son logement, il aura besoin d'argent afin de payer ses factures, pour se nourrir surtout au début, pour les ouvertures de compteurs, achat de meubles même si beaucoup seront récupérés à droite à gauche ou tous simplement consolider le grillage du jardin si besoin.

C’est pour cela que le groupe de Bethune-Arras de la Fédération Anarchiste en appelle à la solidarité afin que Daniel puisse vivre enfin heureux avec ses chiens. Afin de l’aider vous pouvez envoyer vos dons sur le compte Paypal suivant :







Il va de soi que l’intégralité des sommes perçus iront à Daniel et que nous vous tiendrons au courant de la suite dès cette triste histoire et que vous aurez bien entendu un détail de ce qui aura été fait avec l'argent.

Nous pensons que seule la solidarité peut venir à bout des injustices que la société fait subir au plus faible d’entre nous

Merci pour lui

Le groupe de Bethune-Arras de la Fédération Anarchiste
bethune@federation-anarchiste.org


Billet d'humeur du dimanche 19 août (Rentrée scolaire : La douloureuse des familles)


En ce dimanche 19 août 2012, quoi de neuf en ce monde ??? Depuis le début du mois d'août, les fournitures scolaires ont fait leur apparition dans les rayons des grands magasins. Selon un institut de sondages lié aux grandes chaînes de distribution, les prix n'auraient augmenté que de 1,7 % depuis l'an dernier sur la vingtaine d'articles qui composent les « essentiels de la rentrée ». 

À condition d'acheter les produits bas de gamme, cela coûte tout de même entre 100 et 150 euros par élève en fonction des classes, et aussi du nombre et du type de fournitures demandées par les enseignants. À cela peut s'ajouter l'achat d'un cartable neuf (pouvant atteindre, voire dépasser 50 euros), des livres d'auteurs ou des cahiers d'exercices demandés par les professeurs, la carte de transport, l'inscription à des activités sportives, la coopérative scolaire, etc.

Pour certaines sections de lycées professionnels, la note peut être salée et dépasser les 300 euros, quand il faut acheter par exemple une mallette de couteaux pour les cuisiniers ou une boîte à outils pleine pour des sections industrielles, ainsi que des habits professionnels. De plus, la rentrée est aussi l'occasion pour les parents de renouveler les habits et les chaussures de leurs enfants, devenus trop petits ou trop usés. 




Alors, bien sûr, il y a l'allocation de rentrée scolaire versée à trois millions de familles dont les ressources sont inférieures à un certain plafond et qui ont des enfants scolarisés entre 6 et 18 ans. Le gouvernement l'a augmentée de 25 % par rapport à l'année dernière : elle varie actuellement de 356,20 euros pour un enfant en primaire à 388, 87 pour un lycéen. Elle est certes la bienvenue dans nombre de foyers populaires qui, sans cela, n'auraient pas les moyens de faire face aux dépenses de la rentrée scolaire.

L'école est obligatoire jusqu'à l'âge de 16 ans et théoriquement gratuite. Mais, pour que la gratuité ne soit pas que théorique, ce devrait être aux établissements scolaires de fournir à chaque élève tout ce dont il a besoin pour suivre sa scolarité, livres, cahiers, matériel. Cela aurait en outre l'avantage d'éviter les effets de mode ruineux, où les enfants poussent leurs parents à acheter une trousse ou un cartable de marque avec le logo de l'année, pour ne pas être en reste par rapport à leurs camarades de classe.

Voila encore un jour en ce beau monde…. Allez allez circulez il y a rien à voir.